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GUERRE EN UKRAINE : KIEV DÉCIDÉ À "TOUT FAIRE" POUR DÉFENDRE LE DONBASS

29 Mai 2022 16:40 (UTC+01:00)
GUERRE EN UKRAINE : KIEV DÉCIDÉ À "TOUT FAIRE" POUR DÉFENDRE LE DONBASS
GUERRE EN UKRAINE : KIEV DÉCIDÉ À "TOUT FAIRE" POUR DÉFENDRE LE DONBASS

Paris / La Gazette

Le président Zelensky a déploré une situation « très difficile » dans le Donbass alors que l’armée russe a intensifié son offensive à l’est de l’Ukraine.

Alors que l'armée russe a intensifié son offensive dans l'Est ukrainien, le gouvernement de Kiev s'est engagé à « tout faire » pour défendre le Donbass. « La situation dans le Donbass est très, très difficile », a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans une vidéo publiée vendredi 27 mai. Et d'ajouter : « Nous protégeons notre terre et faisons tout pour renforcer » la défense de cette région.

La défense territoriale de l'autoproclamée « république » séparatiste prorusse du Donetsk (Est) a indiqué sur Telegram avoir « pris le contrôle complet » de la localité de Lyman, avec « l'appui » de l'armée russe. De son côté, l'armée russe a confirmé samedi la conquête de cette ville clé, un carrefour qui ouvre la route vers les grandes villes de Sloviansk et Kramatorsk. « Si les occupants pensent que Lyman et Sievierodonetsk seront les leurs, ils se trompent. Le Donbass sera ukrainien », a rétorqué Volodymyr Zelensky.

L'offensive concentrée dans le Donbass

Après l'offensive infructueuse sur Kiev et Kharkiv (Nord-Est) au début de la guerre lancée par la Russie le 24 février, les forces russes sont concentrées dans l'est de l'Ukraine, avec l'objectif affiché de prendre le contrôle total du bassin minier du Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses soutenus par Moscou. Un responsable policier de Louhansk a affirmé que la ville de Sievierodonetsk était actuellement encerclée et que les troupes ukrainiennes y étaient piégées. Faux, a rétorqué le gouverneur de Louhansk, Serguiï Gaïdaï, jugeant même erroné de dire que la région allait tomber sous le « contrôle entier de l'ennemi » russe dans les prochains jours.

De son côté, Moscou s'est livrée à une nouvelle démonstration de force samedi en annonçant avoir effectué avec succès un nouveau tir d'essai du missile de croisière hypersonique Zircon. Le missile a été tiré depuis la frégate Amiral Gorchkov, en mer de Barents, vers une cible dans les eaux de la mer Blanche, dans l'Arctique, selon le ministère russe de la Défense. Un premier tir officiel de ce missile remonte à octobre 2020. La guerre se poursuit aussi dans le reste de l'Ukraine. Les forces russes ont massé 30 chars T-62 ainsi que d'autres blindés et des systèmes de missiles Grad dans la région de Kherson (Sud), pilonnée par des hélicoptères Mi-8.

Un projet d'embargo européen sur le pétrole russe

Sur le front religieux, la branche moscovite de l'Église orthodoxe ukrainienne a coupé les ponts avec les autorités spirituelles russes, qui soutiennent le président russe Vladimir Poutine – une initiative historique. Selon le communiqué, les relations de l'Église ukrainienne avec sa direction moscovite étaient « compliquées ou inexistantes » depuis le début du conflit. Cette initiative est le second schisme orthodoxe en Ukraine en quelques années. Une partie de l'Église ukrainienne, représentée par le patriarcat de Kiev, avait déjà rompu avec Moscou en 2019 à cause de l'ingérence du Kremlin dans le pays. L'Ukraine est centrale pour l'Église orthodoxe russe, dont certains des monastères les plus importants sont situés dans ce pays.

Alors que l'Ukraine, grande puissance agricole, ne peut plus exporter ses céréales en raison du blocage de ses ports, Vladimir Poutine a assuré samedi que la Russie était « prête » à aider une exportation « sans entraves », tout en mettant en garde contre une « déstabilisation » ultérieure de la situation en cas de poursuite de livraisons d'armes occidentales à Kiev.

Selon Vladimir Poutine, les difficultés liées aux livraisons alimentaires ont été provoquées par « une politique économique et financière erronée des pays occidentaux, ainsi que par les sanctions antirusses » imposées par ces pays.

Par ailleurs, le président Zelensky devrait s'adresser lundi par visioconférence aux dirigeants de l'UE réunis à Bruxelles. Ils devraient aborder à nouveau le projet d'embargo de l'UE sur le pétrole russe, toujours bloqué par la Hongrie.

Source AFP

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