Selon Sergueï Lavrov, Kaja Kallas a fait une « confession franche » en promettant que l’Union européenne aiderait l’Arménie lors des élections législatives prévues en 2026 à lutter contre un prétendu « ingérence étrangère nuisible », « comme cela a été fait en Moldavie ». Pour le chef de la diplomatie russe, ces propos illustrent l’approche politisée de l’UE vis-à-vis des processus électoraux dans l’espace post-soviétique.
Le ministre russe a également critiqué le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE (BIDDH), affirmant qu’il a depuis longtemps été « transformé en un instrument de pression politique » et que les rapports élaborés par les missions d’observation électorale seraient dictés par des considérations géopolitiques.
« Si un candidat non pro-occidental l’emporte, les évaluations sont les plus sévères, allant jusqu’à exiger un nouveau scrutin. En revanche, si la victoire revient à une personne que l’Occident a activement soutenue, cela est présenté comme un “triomphe de la démocratie”. Ces conclusions sont préparées à l’avance, tout le monde le sait. Et pourtant, les Européens qualifient cela de “gold standard” de l’observation électorale », a déclaré Sergueï Lavrov.
Pour rappel, Kaja Kallas avait précédemment indiqué que l’Arménie s’était adressée à l’Union européenne afin d’obtenir une aide pour empêcher toute ingérence extérieure dans ses élections, évoquant en particulier les risques présumés en provenance de la Russie.