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L'INFLATION ET LES DÉSÉQUILIBRES MENACENT LA REPRISE DE L'ÉCONOMIE MONDIALE

International 1 Décembre 2021 23:00 (UTC+04:00) 212
L'INFLATION ET LES DÉSÉQUILIBRES MENACENT  LA REPRISE DE L'ÉCONOMIE MONDIALE
L'INFLATION ET LES DÉSÉQUILIBRES MENACENT LA REPRISE DE L'ÉCONOMIE MONDIALE

Paris / La Gazette

Les perspectives de l'économie mondiale continuent de s'améliorer mais la reprise reste déséquilibrée et menacée par les poussées inflationnistes qui pourraient s'avérer plus durables et plus importantes que prévu, observe l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport publié mercredi.

« La reprise mondiale se poursuit, mais elle s'est essoufflée et des déséquilibres ont émergé », observe l'OCDE, qui table désormais sur une croissance de 5,6% de l'économie mondiale cette année, avant un ralentissement progressif à 4,5% en 2022 puis à 3,2% en 2023.

Ces nouvelles prévisions ne sont que marginalement modifiées par rapport à celles diffusées en septembre dernier par l'organisation internationale basée à Paris, qui anticipait alors une croissance mondiale atteignant 5,7% en 2021. L'OCDE prévoyait déjà qu'elle s'établisse à 4,5% en 2022 et n'avait pas encore formulé de prévision pour 2023.

Avec le solide rebond de l'économie mondiale après les remous liés à la pandémie de COVID-19, les entreprises peinent à faire face à la brusque reprise de la demande et les goulets d'étranglement dans les chaînes de production mondiale alimentent une flambée de l'inflation à travers le monde.

Comme la plupart des décideurs, l'OCDE estime que cette poussée inflationniste restera transitoire et s'estompera avec le retour à la normale de la demande et de la production.

« Le principal risque, toutefois, est que l'inflation continue de réserver des surprises à la hausse, contraignant de ce fait les grandes banques centrales à resserrer plus tôt et plus fortement que prévu leur politique monétaire », note l'OCDE.

Si ce risque venait à être écarté, l'inflation dans la zone OCDE devrait culminer à près de 5% fin 2021-début 2022 avant de refluer progressivement pour s'établir autour de 3% en 2023.

« Dans ce contexte, le mieux que les banques centrales puissent faire est d'attendre que les tensions sur l'offre reculent et de signaler qu'elles sont prêtes à intervenir si nécessaire », estime l'OCDE.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a déclaré mardi que la Fed devrait envisager d'accélérer la réduction progressive de son programme massif d'achats d'actifs, au vu de la solidité de l'économie américaine et des prévisions d'une persistance des poussées inflationnistes actuelles jusqu'à mi-2022.

Dans le détail, l'OCDE a revu en légère baisse ses prévisions pour la croissance économique des Etats-Unis, désormais attendue à 5,6% cette année et 3,7% en 2022 (contre 6,0% et 3,9% dans ses dernières prévisions publiées en septembre), puis à 2,4% en 2023.

Les prévisions pour la Chine sont également un peu moins optimistes qu'en septembre dernier, avec une croissance attendue à 8,1% cette année et 5,1% en 2022 comme en 2023 (contre 8,5% en 2021 et 5,8% en 2022 auparavant).

Pour la zone euro, la révision à la baisse s'avère un peu plus marquée, avec une croissance attendue à 5,2% cette année et 4,3% en 2022 (contre 5,3% et 4,6% dans les prévisions de septembre), puis à 2,5% en 2023.

En ce qui concerne la France, l'OCDE, qui avait déjà relevé ses prévisions pour l'économie hexagonale dans une étude dédiée publiée le mois dernier, a confirmé tabler sur une croissance de 6,8% cette année et de 4,2% l'an prochain, et a annoncé anticiper une croissance de 2,1% en 2023.

(Avec Reuters)

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