"L'Iran et le Liban confirment que la guerre n'est pas la solution et que nous n'avons jamais cherché à l'étendre", a clamé le ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-abdollahian, lors d'une conférence de presse avec Abdallah Bou Habib, le ministre libanais des Affaires étrangères, samedi à Beyrouth.
Il a toutefois menacé que toute attaque généralisée d'Israël contre le Liban serait le "dernier jour" du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Sa visite à Beyrouth intervient alors que les États-Unis et Israël continuent d'accuser l'Iran et ses groupes armés alignés en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen d'être à l'origine de l'escalade des tensions dans la région par le biais d'attaques contre des cibles américaines et israéliennes.
"Après des mois d'agression et de génocide par le régime sioniste [Israël] à Gaza et en Cisjordanie, Tel-Aviv n'a atteint aucun de ses objectifs déclarés", a indiqué M. Amir-abdollahian aux journalistes.
"La poursuite du soutien de l'Amérique au régime sioniste et à M. Netanyahu n'aura d'autre résultat qu'une défaite finale", s'est-il assuré.
Le chef de la diplomatie iranien a également martelé qu'une solution politique était le seul moyen de mettre fin au conflit à Gaza et que Téhéran était en pourparlers avec Riyad à ce sujet.
Au cours de sa visite, le diplomate iranien a rencontré le Premier ministre libanais Najib Mikati, le président du Parlement libanais, Ziad Nakhale, le secrétaire général du mouvement du Jihad islamique, et certains responsables du Hamas. Il a également rencontré le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.