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VLADIMIR SOLOVIEV APPELLE A ETENDRE LA « SVO » A L’ARMENIE ET A L’ASIE CENTRALE

14 Janvier 2026 12:47 (UTC+01:00)
VLADIMIR SOLOVIEV APPELLE A ETENDRE LA « SVO » A L’ARMENIE ET A L’ASIE CENTRALE
VLADIMIR SOLOVIEV APPELLE A ETENDRE LA « SVO » A L’ARMENIE ET A L’ASIE CENTRALE

Paris / La Gazette

Le propagandiste russe Vladimir Soloviev a suscité une vive polémique en appelant ouvertement à la possibilité de mener une « opération militaire spéciale » (« SVO ») non seulement en Ukraine, mais également en Arménie et en Asie centrale. Lors d’une intervention publique, il a déclaré qu’il fallait, selon lui, « se moquer du droit international » et repenser les priorités géopolitiques de la Russie.

Soloviev a affirmé que Moscou ne devait plus concentrer son attention sur des régions éloignées comme la Syrie ou le Venezuela, mais se focaliser avant tout sur ce qu’il qualifie de « proche étranger ». « Ce qui se passe en Arménie est pour nous bien plus douloureux que ce qui se passe au Venezuela. La perte de l’Arménie serait un problème gigantesque. Les difficultés en Asie centrale constituent également des problèmes majeurs pour nous », a-t-il déclaré.

Selon lui, la Russie doit définir de manière claire ses objectifs stratégiques et faire comprendre que « le temps des jeux est terminé ». Il a estimé que, si Moscou a jugé nécessaire de lancer une « SVO » en Ukraine pour des raisons de sécurité nationale, les mêmes arguments pourraient être invoqués pour justifier des opérations similaires dans d’autres zones considérées comme relevant de sa sphère d’influence.

Le propagandiste a également appelé à l’élaboration d’une doctrine nationale explicitant clairement les limites de cette zone d’influence russe. « Peut-être devons-nous formuler notre doctrine nationale et dire clairement quelle est notre zone d’influence. Ainsi, tout sera clair », a-t-il soutenu.

Dans ses déclarations, Soloviev a par ailleurs tenu des propos particulièrement virulents à l’égard de l’Europe et de l’Ukraine. Il a affirmé qu’il ne fallait plus se soucier de l’opinion européenne et a regretté, selon ses mots, un manque de « dureté » au début de la guerre en Ukraine. D’après lui, une violence accrue dès la première semaine aurait permis de mettre fin rapidement au conflit et de réduire les pertes humaines, « des deux côtés ».

Ces déclarations, qui prônent ouvertement le recours à la force et le rejet du droit international, s’inscrivent dans une rhétorique de plus en plus radicale de certains milieux médiatiques russes et ont provoqué de fortes réactions dans l’espace post-soviétique et au-delà.

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