L'adoption des contre-sanctions russes « signifie une interdiction d'utiliser un gazoduc appartenant à EuRoPol GAZ (qui exploite la partie polonaise du gazoduc Yamal-Europe) pour transporter du gaz russe à travers la Pologne », a indiqué la société russe.
Fin avril, Gazprom avait déjà annoncé la suspension de toute livraison de gaz à la Pologne et à la Bulgarie car ces deux pays refusent de payer leurs factures en roubles, contrairement aux nouvelles exigences russes.
La perturbation des acheminements de gaz russe vers l'Europe ces derniers jours n'a pas d'effets majeurs sur l'approvisionnement mais rend plus pressante la recherche d'alternatives déjà menée par les pays de l'Union européenne.
Elle inquiète aussi l'Allemagne, très dépendante du gaz russe : « Dans l’ensemble, il faut le dire, la situation s’aggrave, au point que les menaces d'utiliser le gaz et le pétrole comme arme se réalisent maintenant, à divers endroits » déplore Robert Habeck, le ministre allemand de l'économie et du climat.
L'Allemagne, elle, est encore alimentée en gaz russe par Nordstream 1.
Quatre gazoducs alimentent l'Europe de l'Ouest, depuis la Russie.
(Euronews)