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Hikmet Hadjiyev : L'Arménie utilise des déplacées internes syriens et libanais comme mercenaires armés

12 Septembre 2020 09:29 (UTC+01:00)
Hikmet Hadjiyev : L'Arménie utilise des déplacées internes syriens et libanais comme mercenaires armés
Hikmet Hadjiyev : L'Arménie utilise des déplacées internes syriens et libanais comme mercenaires armés

Bakou / Lagazetteaz

« L'Arménie, qui poursuit une politique de colonisation illégale des territoires occupés de l'Azerbaïdjan, a récemment mené une politique de réinstallation d'Arméniens, notamment en provenance du Liban. Hier, des informations sur le placement d'une famille libanaise dans la ville de Choucha, qui revêt une grande importance historique et spirituelle pour le peuple azerbaïdjanais, ont été diffusées dans les réseaux sociaux », a déclaré Hikmet Hadjiyev, Chef du Département de la politique étrangère de l'Administration présidentielle et Assistant du Président de la République d'Azerbaïdjan.

« Alors que tous les pays du monde, y compris l'Azerbaïdjan, luttent contre les conséquences de la tragédie survenue au Liban et fournissent une aide humanitaire à ce pays, l'Arménie abuse de ce malheur et de la souffrance humaine pour ses sales desseins. L'Arménie démontre ainsi son absence totale de valeurs morales. Je tiens à souligner tout particulièrement que la population installée dans les anciens territoires occupés de l’Azerbaïdjan est en fait victime de la politique d'aventure irresponsable de l'Arménie. Tout le monde doit se rendre compte que la politique de colonisation illégale des territoires occupés de l'Azerbaïdjan n'a aucune force légale et que l'Azerbaïdjan en rejette totalement les conséquences », a-t-il témoigné.

Il souligne que l'Arménie utilise également des personnes déplacées internes de Syrie et du Liban comme mercenaires armés : « En poursuivant sa politique de colonisation illégale, l'Arménie tente de changer la situation démographique dans les territoires occupés de l'Azerbaïdjan. Sa politique de colonisation illégale est une violation flagrante du droit humanitaire international, notamment des conventions de Genève de 1949. En vertu de la quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en cas de guerre, l'État occupant ne doit pas transférer sa population civile vers les territoires qu'il occupe. »

Selon lui, paradoxalement, ces actions constituent une infraction pénale en vertu des lois arméniennes elles-mêmes : « Ainsi, l'article 390 du Code pénal arménien considère l'expulsion de la population des territoires occupés et leur installation par l'État occupant comme une violation grave du droit humanitaire international et prévoit une peine de 8 à 12 ans. »

Hikmet Hadjiyev ajoute que l'acte d'agression commis par l'Arménie en direction de la région de Tovouz de la République d’Azerbaïdjan, la tentative de sabotage sur la ligne de contact en juillet dernier témoignent de la préparation de l'Arménie à une nouvelle provocation et aventure militaire : « En outre, ces derniers jours, l'Arménie a une fois de plus déclaré ouvertement son intention d'occuper d'autres territoires de l'Azerbaïdjan par le biais du régime non reconnu établi dans nos territoires occupés et a menacé de lancer une attaque à la roquette sur la ville de Gandja. Les déclarations et les actions provocatrices du Premier ministre et du ministre de la Défense arméniens ainsi que d'autres mesures similaires prouvent une fois de plus que l'objectif de la direction arménienne, qui fait totalement volte-face, est de perturber complètement le processus de négociations et de parvenir à l'annexion des anciens territoires occupés de l'Azerbaïdjan. L'entière responsabilité des provocations commises sur la ligne frontalière et de l'exacerbation de la situation incombe aux dirigeants politiques et militaires de l'Arménie. Pour faire avancer le processus du règlement du conflit arméno-azerbaïdjanais, il est nécessaire de retirer les troupes arméniennes des territoires occupés de l'Azerbaïdjan. Le conflit doit être résolu inconditionnellement et sans équivoque dans le cadre de l'intégrité territoriale, de la souveraineté et de l'inviolabilité des frontières de l'Azerbaïdjan, reconnues par la communauté internationale », a-t-il affirmé.

Rappelons que ce conflit entre les deux pays du Caucase du Sud a commencé en 1988 en raison des revendications territoriales de l'Arménie contre l'Azerbaïdjan. Le Haut-Karabakh et sept districts environnants - 20 % du territoire de l'Azerbaïdjan - sont occupés par les forces armées arméniennes.

Les parties sont parvenues à un cessez-le-feu en mai 1994, et les pourparlers de paix sont toujours infructueux sous les auspices du groupe de Minsk de l'OSCE et coprésidés par la Russie, la France et les États-Unis.

Les quatre résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies sur la libération du Haut-Karabakh occupé et des territoires environnants ne sont toujours pas respectées par l'Arménie.

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