Les deux tours de scrutin - initialement prévus les 4 et 18 février - "seront légèrement reportés pour des raisons techniques", a déclaré lundi à la presse le porte-parole du gouvernement, Abdoulaye Maiga.
Ces raisons comprennent des problèmes liés à l'adoption cette année d'une nouvelle constitution et à la révision des listes électorales, a-t-il précisé.
Il a également cité un différend avec la société française Idemia, qui, selon le gouvernement, est impliquée dans le processus de recensement.
"Les nouvelles dates de l'élection présidentielle seront communiquées ultérieurement", a ajouté M. Maiga.
Les chefs militaires du Mali s'étaient engagés à organiser l'élection en février sous la pression de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Cette pression a conduit le bloc régional à lever une série de sanctions commerciales et financières à l'encontre du Mali en juillet de l'année dernière.
Ces sanctions avaient été imposées en janvier 2022, alors que le gouvernement militaire envisageait de rester au pouvoir pendant cinq ans.