Paris / Lagazetteaz
Nigar Narimanbeyova, artiste azerbaïdjanaise bien connue, titulaire du prestigieux prix TOILE D'OR, vivant et travaillant à Bakou et à Paris, est une véritable patriote de l'Azerbaïdjan, et cela s'exprime dans tout, tant dans sa créativité que dans sa position publique. Elle est la fille du remarquable peintre du XXe siècle Vidadi Narimanbeyov, qui tout au long de sa vie avait chanté l'amour pour la Patrie, les valeurs spirituelles, le patriotisme, la responsabilité envers la Patrie.
- Madame Nigar, en discutant avec les maîtres de l'Art, je commence parfois une conversation sur la créativité... Et, aujourd'hui, je voudrais commencer notre conversation avec le sujet de la Victoire...
- Je tiens d'abord à féliciter le courageux peuple azerbaïdjanais pour sa Grande Victoire dans la Guerre patriotique ! Le Haut-Karabagh et sept régions adjacentes sont retournés à leur port d'origine ! Désormais, c'est la justice qui l'emporte ! Sous la direction du Commandant suprême des Forces armées et Président de l'Azerbaïdjan, M. Ilham Aliyev, notre vaillante armée a libéré les terres sacrées de nos ancêtres du traître occupant. Vive notre nation, notre peuple victorieux !
Ces 44 jours de Guerre patriotique avec l'ennemi insidieux ont inscrit les noms immortels des héros de l'Azerbaïdjan sur les pages de l'histoire mondiale en lettres d'or. Jamais plus un agresseur ne mettra les pieds sur notre terre sainte pour s'en emparer ne serait-ce qu'une petite partie. L'Azerbaïdjan a toujours été et reste un pays multiconfessionnel et multinational. Le judaïsme, le christianisme, l'islam et d'autres religions ont toujours été voisins ici en toute amitié. Toutes les nations et nationalités ont vécu en paix sur cette terre sacrée pendant des siècles. Il en sera ainsi pour toujours !
- Je sais que pour vous, comme pour tous les Azerbaïdjanais, le prix de chaque village, région, ville libéré des envahisseurs arméniens est inestimable ... Mais Choucha est d'une importance particulière, n'est-ce pas ?
- Ma famille, la famille Narimanbeyov, vivait dans ces terres divines, au cœur même de l'Azerbaïdjan, dans notre perle du Karabagh - la belle Choucha. Mon arrière-arrière-grand-père Nariman bey Karabaghi était originaire de la ville de Choucha, issu d'une ancienne famille noble aristocratique des beys du Karabagh.
Il était un homme très respecté et vénéré là-bas. Son fils et mon arrière-grand-père, Amirbey Narimanbeyov, était avocat et, pendant la période de la RDA (République démocratique d'Azerbaïdjan), il était gouverneur de la ville de Bakou. Et son cousin Nariman bey Narimanbeyov était une figure publique et politique importante de la RDA, ministre-contrôleur du Conseil national de l'Azerbaïdjan et du Parlement azerbaïdjanais. Il était l'un des signataires de la Déclaration d'indépendance de l'Azerbaïdjan.
Mon grand-père, Yagub Farman Narimanbeyov, né également à Choucha, fait partie des centaines d'étudiants doués qui allaient en Europe pour étudier comme ingénieur en énergie en 1918, pendant la période de la RDA. Il étudiera en France, à l'université de Toulouse. C'est là qu'il avait rencontré son amour, ma grand-mère, une créatrice de mode française, Irma Laroudé. Ils se sont mariés et mon père Vidadi (Artiste du peuple d'Azerbaïdjan Vidadi Narimanbeyov) est né dans une jeune famille en 1926 à Cannes, en France.
Après avoir obtenu leur diplôme universitaire, mes grands-parents s’installent à Paris. Cependant, mon grand-père s'ennuyait beaucoup de sa patrie, il parlait beaucoup à ma grand-mère du bel Azerbaïdjan, de la fabuleuse ville de Choucha, il disait que Choucha avait une valeur existentielle pour chaque Azerbaïdjanais, car cette ville est l'âme de notre peuple, son cœur, qui bat dans la poitrine de chaque citoyen.
Dans le même temps, il lui parlait, à elle, une jeune Française de Gascogne - le sud de la France - des anciens murs de la vieille forteresse qui entoure la ville de Choucha, des minarets majestueux de la vieille mosquée, de la nature unique et intacte de Jidir Duzu, d'une belle et mystérieuse fleur Khari Bulbul, qu'il aurait allé lui arracher et lui donner en signe d'amour ...
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- Mme Nigar, puisque vous avez parlé de la France, je ne peux pas m'empêcher de poser une question sur la proposition de résolution du Sénat français portant la nécessité de reconnaître la « République du Haut-Karabagh »…
- Pour moi, l'Azerbaïdjan et la France sont les deux plus beaux pays du monde. Ces deux grands sangs coulent dans mes veines, ce dont je suis très fier. Ces pays sont très semblables les uns aux autres, ils sont imprégnés de musique, de poésie et de peinture. Elles sont habitées par des gens beaux, chaleureux, cordiaux et au bon cœur. L'amitié et la compréhension ont toujours régné entre ces pays. Et quand, le 25 novembre, j'ai appris l'adoption par le Sénat français de la proposition de résolution portant la nécessité de reconnaître la « République du Haut-Karabagh - cela équivalait à frapper le cœur. C'était tellement effrayant et injuste que je n'arrivais pas à y croire.
Mais j'ai immédiatement compris que tout cela était dû au fait que l’insidieuse diaspora arménienne, qui était capable de désinformer les Français individuellement. Sa falsification de l'histoire, sa déformation des faits réels, ses « contes de fées » dégoûtants, ses pleurs interminables et ses larmes mensongères ont fait croire à certains Français. J'étais fermement convaincu que le gouvernement français prendrait la seule bonne décision. C'est comme ça que ça s'est passé ! Après tout, la France est un pays juste et elle adhère toujours à la vérité, elle suit toujours le droit international. Le Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a immédiatement déclaré qu'il confirme l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan et rejette la résolution du Sénat. Comme prévu, la diaspora arménienne n'a pas pu atteindre son objectif insidieux. L'intrigue de personne ne peut pas faire obstacle à l'amitié entre les peuples azerbaïdjanais et français.
- Mme Nigar, parlons de la créativité. Les gens de l'Art, souvent dans leurs œuvres, reflètent les événements qui préoccupent les gens en ce moment. Je pense que vous avez également reflété dans vos toiles notre bonheur de la Victoire..
- Pendant longtemps, j'ai promis aux amateurs de mon Art d'apporter mes peintures de Paris, où je travaille depuis de nombreuses années, pour la tenue d'une exposition personnelle dans ma ville natale de Bakou. J'ai apporté mes peintures qui ont été présentées jusqu'ici dans le cadre des célèbres projets artistiques de l'Europe, en particulier, pour rencontrer mon public préféré de Bakou. Par ailleurs pendant les 44 jours de la Guerre patriotique, j'ai créé une nouvelle série de peintures qui reflètent tout notre amour pour notre terre natale, pour son retour des griffes de l'agresseur dans nos bras chaleureux, comme le souffle de l'enfant retourne au cœur de sa mère. J'ai créé des tableaux dédiés à la beauté de notre perle bien-aimée, la couronne du Karabagh, la ville de Choucha ! Les tableaux sont prêts et attendent la rencontre avec mon public bien-aimé.
Vive notre victorieux Commandant suprême des Forces armées et Président Ilham Aliyev ! Vive le courageux soldat azerbaïdjanais ! Vive le grand peuple azéri ! La victoire est à nous ! Le Karabagh, c'est l'Azerbaïdjan !
Entrevue avec Jani Babayeva, correspondante de l'agence d'information Trend