À BAKOU, UN OUVRAGE SUR LA GUERRE DU KARABAKH PRÉSENTÉ COMME UN TÉMOIGNAGE HISTORIQUE ET POLITIQUE DESTINÉ AU PUBLIC INTERNATIONAL

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25 Mai 2026 13:47
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À BAKOU, UN OUVRAGE SUR LA GUERRE DU KARABAKH PRÉSENTÉ COMME UN TÉMOIGNAGE HISTORIQUE ET POLITIQUE DESTINÉ AU PUBLIC INTERNATIONAL

Ouvrant l’événement, le président de l’ANAS, Isa Habibbeyli, a salué les participants et souligné l’importance de cette nouvelle publication, exprimant sa profonde gratitude aux deux auteurs pour leur travail.

Selon lui, l’ouvrage retrace de manière systématique les principaux épisodes historiques liés au conflit du Karabagh, des figures marquantes aux événements majeurs. Il met notamment en avant l’héroïsme des soldats azerbaïdjanais durant les première et deuxième guerres du Karabagh, ainsi que les capacités diplomatiques et militaires de la direction politique du pays, à travers une importante documentation.

Le président de l’Académie a également insisté sur le fait que le livre, publié en anglais, vise à présenter aux lecteurs européens et occidentaux la vision azerbaïdjanaise de la guerre patriotique de 2020 et de la question du Karabagh.

Prenant ensuite la parole, Patrick Walsh a remercié Isa Habibbeyli pour l’organisation de la présentation. L’historien irlandais a également exprimé sa reconnaissance envers Ilham Mammadzadeh, directeur de l’Institut de philosophie et de sociologie de l’ANAS et éditeur scientifique de l’ouvrage, soulignant son soutien intellectuel et sa compréhension des processus historiques.

Walsh a aussi salué le rôle de l’Institut de philosophie et de sociologie dans le développement du dialogue académique et culturel ainsi que dans la préservation de la mémoire historique en Azerbaïdjan.

L’auteur a ensuite rendu hommage à sa co-auteur Saïda Ismayilzade, dont les travaux universitaires et la maîtrise des sources historiques ont, selon lui, considérablement enrichi l’ouvrage.

« Notre collaboration a été pour moi une expérience intellectuelle précieuse », a-t-il déclaré.

Patrick Walsh a également remercié Zohra Aliyeva, coordinatrice du projet, ainsi que le journaliste britannique Neil Watson pour leur soutien organisationnel et intellectuel.

Revenant sur son intérêt pour l’Azerbaïdjan, Walsh a expliqué que ses recherches sur le Caucase du Sud, la mémoire collective et les dynamiques des conflits l’avaient progressivement conduit à mieux comprendre l’histoire et la culture azerbaïdjanaises.

« Plus j’ai approfondi l’histoire et la culture de l’Azerbaïdjan, plus j’ai admiré la résilience, la dignité et la force du peuple azerbaïdjanais », a-t-il affirmé.

Selon lui, ce livre ne constitue pas uniquement un projet académique, mais aussi « une marque de profond respect envers l’Azerbaïdjan, son histoire et son peuple ».

L’auteur a également salué la traduction de l’ouvrage en langue azerie et sa publication par les presses de l’Académie nationale des sciences, estimant que cela lui confère une place particulière dans l’espace académique et culturel du pays.

Pour Patrick Walsh, « 44 Days: Karabagh – From Occupation to Liberation » ne traite pas seulement d’histoire militaire. Le livre aborde également les questions de mémoire historique, de droit international, de dignité humaine et du droit d’un peuple à restaurer son intégrité territoriale.

« Nous avons voulu présenter une vision complexe et documentée de la question du Karabagh, fondée sur des sources, des documents et une analyse universitaire », a-t-il expliqué, estimant que la guerre de 44 jours de 2020 avait profondément modifié les réalités politiques et historiques de la région.

Le journaliste britannique Neil Watson, connu pour avoir régulièrement défendu les positions de l’Azerbaïdjan au Royaume-Uni, est également intervenu lors de la présentation.

Évoquant ses nombreux séjours dans le pays depuis 2009, il a affirmé avoir observé de près les transformations de l’Azerbaïdjan, notamment après la deuxième guerre du Karabagh.

Watson a particulièrement insisté sur son expérience à Choucha, où il a participé au premier Congrès international des médias organisé après la reconquête de la ville par Bakou.

« Lorsque j’ai commencé à travailler avec l’Azerbaïdjan, il semblait presque inimaginable que les territoires occupés puissent un jour être repris », a-t-il déclaré.

Il a décrit son séjour dans la ville comme un moment « surréaliste », évoquant notamment les conférences de presse du président Ilham Aliyev face aux journalistes internationaux.

Le journaliste britannique a également salué les qualités diplomatiques du président azerbaïdjanais, qu’il a eu l’occasion d’observer lors de plusieurs conférences internationales, y compris au centre de réflexion Chatham House à Londres.

Watson a par ailleurs regretté de ne jamais avoir rencontré l’ancien président Heydar Aliyev, dont il a souligné l’influence durable sur les relations entre le Royaume-Uni et l’Azerbaïdjan après l’indépendance du pays.

Dans son intervention finale, Neil Watson a rappelé qu’au fil de sa carrière dans les médias anglophones et francophones, il avait cherché à proposer une couverture qu’il considère comme objective des événements régionaux.

Il a estimé que le livre de Patrick Walsh se distingue par son approche universitaire et par l’attention accordée à la dimension humaine du conflit, ainsi qu’aux perspectives de paix, de reconstruction et d’intégration régionale dans le Caucase du Sud.

La co-auteur de l’ouvrage, Saïda Ismayilzade, a également pris la parole pour remercier les organisateurs et les invités présents. Elle a qualifié le contenu du livre de « patrimoine national » et estimé qu’il pourrait, à terme, servir de support pédagogique dans les universités.