Selon l’agence AZERTAC, des représentants de plus de 100 pays ont pris la parole lors de cette rencontre consacrée aux défis de l’urbanisation durable et aux politiques de développement urbain.
Le ministre malaisien du Logement et des Gouvernements locaux, Nga Kor Ming, également président en exercice de l’Assemblée du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), a déclaré que l’urbanisme représente pour la Malaisie non seulement une orientation politique, mais une nécessité nationale. Plus de 75 % de la population malaisienne vit aujourd’hui dans les villes, moteurs de l’économie du pays. Il a toutefois souligné que l’urbanisation rapide entraîne des défis majeurs, notamment en matière d’accès au logement, de changement climatique et d’inclusion sociale.
Le coordinateur national du WUF13 et président du Comité d’État pour l’urbanisme et l’architecture d’Azerbaïdjan, Anar Guliyev, a annoncé que plus de la moitié des territoires repris dans le Karabakh et le Zanguezour oriental seraient transformés en zones vertes.
Selon lui, les projets en cours dans ces régions sont développés conformément aux principes du développement durable, avec une priorité donnée aux énergies renouvelables, aux approches écologiques et aux modèles urbains modernes. Il a indiqué qu’environ 14,7 milliards de dollars avaient été investis au cours des cinq dernières années dans les infrastructures et les projets de logement au Karabakh et au Zanguezour oriental, un montant qui pourrait atteindre 18 milliards de dollars d’ici 2028. Les projets incluent notamment des infrastructures intelligentes, les énergies renouvelables, une gestion durable des sols et des systèmes de gouvernance numérique.
Le ministre angolais des Travaux publics, de l’Urbanisme et du Logement, Carlos Alberto Gregório dos Santos, a expliqué que l’Angola traverse une période d’urbanisation accélérée sous l’effet de la croissance démographique et des migrations internes massives. Avec une population dépassant 36 millions d’habitants, dont une grande partie vit dans les grandes villes et leurs périphéries, le pays fait face à une forte pression sur le logement, les transports, les systèmes d’assainissement et les services essentiels. Le ministre a exprimé l’espoir que le WUF13 permette de trouver des solutions concrètes à ces défis.
La ministre tchèque du Développement régional, Suzana Mrazova, a rappelé que la Tchéquie applique de manière continue le Nouvel Agenda urbain depuis son adoption, considérant ce texte comme le principal cadre international pour le développement urbain durable. Elle a indiqué que la politique urbaine tchèque vise à renforcer le développement social et institutionnel, à améliorer l’accès aux services de base et à accroître l’accessibilité du logement.
De son côté, la vice-ministre canadienne par intérim du Logement, des Infrastructures et des Collectivités, Janet Golding, a affirmé que le Canada concentrera ses efforts sur trois priorités : accélérer la construction de logements, promouvoir un développement inclusif fondé sur des partenariats renforcés, et construire des villes résilientes face au changement climatique et plus efficaces sur le plan énergétique.
Elle a souligné que les sessions du Forum urbain mondial constituent une plateforme essentielle pour l’échange d’expériences et l’identification de solutions communes entre les États.
Le secrétaire général adjoint chargé de l’environnement bâti et de l’économie circulaire au ministère estonien du Climat, Ivo Jaaniso, a déclaré que le succès d’une ville peut se mesurer à la capacité des enfants à se rendre à l’école en toute sécurité. Il a présenté l’Estonie comme un laboratoire d’innovations numériques, de transition verte et de planification inclusive, malgré la taille modeste du pays.
Les représentants des différents États ont partagé leurs expériences en matière de coopération internationale, de développement de villes durables et inclusives et d’adaptation des modèles urbains au changement climatique.
Les interventions ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du Nouvel Agenda urbain et d’encourager des approches innovantes afin de rendre les villes plus sûres, plus vertes et plus agréables à vivre. Les participants ont également souligné le rôle central de la coopération internationale et des échanges d’expertise dans l’avenir du développement urbain.
Les discussions ont enfin porté sur la modernisation des infrastructures urbaines, l’amélioration des conditions de vie, l’élargissement de l’accès aux services sociaux, le renforcement de la résilience climatique des villes, le développement des infrastructures vertes, l’efficacité énergétique et la réduction des risques environnementaux.