Selon l’agence AZERTAC, cette rencontre, modérée par Aditya Kumar, était consacrée au thème : « Comment transformer des priorités communes en dynamique d’action collective ? ».
La session a combiné récits d’expériences, dialogues de haut niveau et participation interactive afin d’identifier des priorités communes et de stimuler de nouveaux engagements. Dans un contexte marqué par l’aggravation des difficultés d’accès au logement, les pressions climatiques et le creusement des inégalités, les organisateurs ont souligné que cette ouverture dépassait le cadre protocolaire traditionnel pour mobiliser directement les participants autour des résultats attendus du forum.
Le coordinateur national du WUF13 et président du Comité d’État pour l’urbanisme et l’architecture d’Azerbaïdjan, Anar Guliyev, a déclaré que la crise mondiale du logement ne concerne pas uniquement les bâtiments, mais aussi la sécurité des populations et l’accès aux opportunités. Selon lui, cette problématique, directement liée au climat, touche également à la résilience future des sociétés, ce qui rend le Forum urbain mondial particulièrement important.
Il a ajouté que le WUF rassemble des acteurs très divers et que sa principale force réside dans la promotion d’une approche inclusive associant toutes les composantes de la société sur un pied d’égalité. Il a insisté sur le rôle des assemblées dans la représentation des valeurs fondamentales du forum, qui réunit notamment les voix des femmes, des enfants, des jeunes, de la société civile et des collectivités locales.
La directrice exécutive du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), Anacláudia Rossbach, a remercié l’ensemble des partenaires impliqués dans l’organisation du WUF13, en particulier l’Azerbaïdjan. Elle a souligné que cette plateforme mondiale joue un rôle essentiel pour répondre aux défis de l’urbanisation et pour permettre aux représentants des États, de la société civile et du secteur privé de partager leur vision de l’avenir des villes. Selon elle, le forum constitue également un espace important pour créer de nouvelles alliances internationales.
La cheffe du gouvernement de Mexico, Clara Brugada, a estimé que ce forum représente un espace stratégique pour construire l’avenir de l’urbanisme mondial. Elle a plaidé pour des villes ouvertes et inclusives ainsi que pour un renforcement de la coopération multilatérale afin de soutenir le développement socio-économique et la transformation écologique des villes.
Le défenseur bangladais des droits de l’enfant et journaliste Imtiaz Ahmed a rappelé que les habitants des bidonvilles sont confrontés partout aux mêmes défis. Selon lui, un logement ne représente pas seulement une structure physique pour les enfants, mais la base même de leurs droits fondamentaux. Il a expliqué qu’un enfant sans domicile ne peut bénéficier pleinement de droits essentiels comme l’accès à l’eau potable, à l’hygiène, à l’assainissement ou à l’éducation. Il a souligné qu’un logement sûr constitue une protection contre la violence et un fondement indispensable au développement des enfants.
Membre fondatrice de l’organisation Slum Dwellers International, Celine Dcruz a évoqué son expérience auprès des populations pauvres de Mumbai. Elle a expliqué comprendre ce que signifie l’absence de pouvoir de décision, mais aussi l’importance de permettre aux habitants de reprendre le contrôle de leur avenir. Elle a indiqué que les autorités locales se sentent parfois dépassées face à l’ampleur des problèmes urbains, citant notamment la situation des six millions d’habitants des bidonvilles de Mumbai.
Le représentant du Réseau mondial du Pacte mondial des Nations unies, Samir Mammadov, a déclaré que son organisation concentre son action sur les questions sociales, le développement et les entreprises responsables. Il a souligné que la durabilité est désormais directement liée à la création de valeur économique et qu’elle impose des capacités d’innovation accrues dans tous les secteurs d’activité.
Enfin, la représentante du Laboratoire urbain d’Angola, Ana Cristina Ingles, a affirmé qu’un logement sûr représente bien plus qu’un simple abri. Selon elle, il garantit l’accès aux opportunités, à la santé et à l’éducation, mais surtout à la stabilité, à la dignité et au sentiment d’appartenance. Elle a ajouté être venue au WUF13 pour contribuer, par son engagement personnel, à améliorer les conditions de vie des femmes et soutenir la concrétisation de leurs aspirations.