« L’EXPRESS DE LA CASPIENNE » : UNE ROUTE D’APPROVISIONNEMENT ENTRE LA RUSSIE ET L’IRAN, SELON THE TELEGRAPH

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14 Août 2026 18:43
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« L’EXPRESS DE LA CASPIENNE » : UNE ROUTE D’APPROVISIONNEMENT ENTRE LA RUSSIE ET L’IRAN, SELON THE TELEGRAPH

La Russie aurait « discrètement créé une nouvelle route stratégique d’approvisionnement de l’Iran via la mer Caspienne ». Ce corridor logistique, que le journal appelle « l’Express de la Caspienne », permettrait aux deux pays de « contourner la pression maritime exercée par les États-Unis dans le golfe Persique ».

C’est ce qu’affirme un article de l’expert des questions russes et eurasiatiques Glen Howard, président de la fondation américaine Saratoga Foundation, publié dans le quotidien britannique The Telegraph.

L’article souligne que ce corridor logistique permettrait à la Russie et à l’Iran d’éviter la pression maritime américaine dans le golfe Persique.

L’auteur rappelle que Moscou avait déjà utilisé ce modèle pendant la guerre civile en Syrie pour soutenir le régime de Bachar el-Assad, grâce à une route maritime d’approvisionnement parfois appelée « l’Express syrien ». À l’époque, ce corridor logistique reliait la Crimée, annexée par la Russie, au port syrien de Tartous.

« Aujourd’hui, la Russie a reproduit cette approche en mer Caspienne, transformant cette mer intérieure en un pilier logistique de son partenariat militaire avec l’Iran… », écrit Howard.

L’expert souligne que l’Iran est devenu un allié important de la Russie depuis le début de la guerre à grande échelle contre l’Ukraine en 2022. L’Iran aurait notamment fourni à Moscou des missiles balistiques et des missiles de défense antiaérienne, notamment des centaines de missiles balistiques à courte portée Fath-360 ainsi que 200 missiles sol-air. Par ailleurs, Téhéran aurait fourni à la Russie des composants essentiels et des technologies destinés aux drones d’attaque de type Shahed, et aurait aidé Moscou à mettre en place des capacités de production dans la zone économique spéciale d’Alabuga.

Selon Howard, quatre ports iraniens de la mer Caspienne fonctionnent 24 heures sur 24 pour importer du blé, des aliments pour animaux et du pétrole, alors que Téhéran serait contraint de réorienter une partie de ses échanges commerciaux essentiels via la mer Caspienne en raison du blocus américain du détroit d’Ormuz.

« Dans la partie nord de la mer Caspienne, le port russe d’Olia est devenu le principal hub de transit de Moscou pour l’importation de composants iraniens destinés aux drones et aux munitions. Par conséquent, la Russie comme l’Iran dépendent de la mer Caspienne comme d’un canal d’approvisionnement indispensable à leurs opérations militaires », estime l’auteur dans son article pour The Telegraph.

« Puisque la Caspienne n’a pas d’accès à l’océan mondial, les États-Unis, en tant que puissance maritime, ne peuvent rien faire pour empêcher la Russie d’acheminer vers l’Iran des cargaisons qui, autrement, transiteraient par le détroit d’Ormuz, désormais bloqué par la marine américaine », écrit l’analyste.