LE KAZAKHSTAN DÉCIDE DE NE PLUS ACCUEILLIR LES POURPARLERS SUR LA SYRIE

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22 Juin 2023 20:03
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LE KAZAKHSTAN DÉCIDE DE NE PLUS ACCUEILLIR LES POURPARLERS SUR LA SYRIE

La décision de mercredi devrait également choquer les autres participants à la clôture du 20e cycle de négociations qui s'est tenu dans la capitale, Astana

Depuis 2017, l'ancienne nation soviétique accueille les représentants de la Russie, de la Turquie, de la Syrie et de l'Iran pour discuter des moyens de résoudre le conflit syrien.

Le ministère des Affaires étrangères du Kazakhstan a déclaré que les pourparlers avaient rempli leur mission et que « les objectifs initiaux, notamment la création de zones de désescalade, la fin de l'effusion de sang et la réduction du nombre de victimes, ont été pleinement mis en œuvre ».

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Aibek Smadiyarov, a cité le récent retour de la Syrie au sein de la Ligue arabe et les efforts déployés pour rétablir les liens avec la Turquie comme autant de preuves que les pourparlers d'Astana ont atteint leur objectif.

Alexandre Lavrentyev, l'envoyé du président russe Vladimir Poutine en Syrie, qui dirigeait la délégation de Moscou lors des pourparlers, a toutefois estimé que la décision du Kazakhstan avait été une véritable surprise.

« La décision du ministère kazakh des Affaires étrangères était inattendue », a-t-il indiqué aux journalistes après la clôture des négociations.

M. Lavrentyev a détaillé qu'aucune décision n'avait été prise concernant le lieu des futurs pourparlers, mais il a ajouté qu'ils pourraient se tenir à Moscou, Ankara, Téhéran ou même Damas au cours du second semestre de l'année.

Les pourparlers de cette semaine font suite à l'amélioration continue des relations entre la Syrie et les pays arabes qui soutenaient autrefois les groupes d'opposition combattant à l'intérieur du pays et appelaient à la destitution du président syrien Bachar el-Assad.

M. Lavrentyev a salué la réintégration de la Syrie au sein de la Ligue arabe en mai, lors du sommet qui s'est tenu à Djedda, en Arabie saoudite, comme une « étape importante » vers la fin du conflit.

Des représentants des Nations unies et des pays voisins de la Syrie, à savoir la Jordanie, le Liban et l'Irak, ont assisté aux pourparlers d'Astana en tant qu'observateurs. Ils ont exprimé leur espoir de voir une fin rapide du conflit et le retour des millions de réfugiés vivant dans leurs pays.

Un communiqué de la Turquie, de la Russie et de l'Iran indique que le dernier cycle de négociations à Astana a été « constructif » et a permis de discuter des « progrès dans la préparation du plan pour le rétablissement des relations entre la Turquie et la Syrie ».