La présidente du parlement azerbaïdjanais : La réinstallation illégale de réfugiés syriens et libanais dans le Haut-Karabagh est un sujet de préoccupation

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23 Septembre 2020 16:36
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La présidente du parlement azerbaïdjanais : La réinstallation illégale de réfugiés syriens et libanais dans le Haut-Karabagh est un sujet de préoccupation

Bakou / Lagazetteaz

« La réinstallation illégale de réfugiés syriens et libanais dans le Haut-Karabagh, occupé par les forces armées arméniennes, est un sujet de préoccupation », a déclaré Sahibé Gafarova, présidente du Milli Medjlis (Parlement) de la République d'Azerbaïdjan, lors de son discours prononcé aujourd'hui au Conseil de l'Assemblée fédérale de Russie.

« Je ne peux qu'évoquer le conflit du Haut-Karabakh, qui est le problème le plus douloureux en Azerbaïdjan. 20 % du territoire de l'Azerbaïdjan, y compris la région du Haut-Karabagh et sept districts adjacents, sont sous occupation arménienne. Afin que les personnes présentes ici aient une vision complète et objective du conflit, je voudrais faire une brève excursion dans l'histoire du Haut-Karabagh. Le 14 mai 1805, dans le village de Kurekchay situé près de la ville de Gandja (Azerbaïdjan), le traité de Kurekchay a été signé entre Ibrahim Khalil-khan, le khan du Karabagh, et le général de l'empire russe Pavel Tsitsianov. En 1921, le Bureau caucasien du Parti bolchevique a pris la décision de maintenir le Haut-Karabakh au sein de l'Azerbaïdjan. En 1923, la RSS d'Azerbaïdjan a adopté un décret sur la création de la région autonome du Haut-Karabakh au sein de l'Azerbaïdjan. Il faut noter avec regret que l'Arménie n'a jamais cessé d'essayer d'occuper le Haut-Karabagh », a noté Mme Gafarova.

La présidente du Parlement azerbaïdjanais a rappelé que cela s'est produit une fois de plus dans les années 80 du XXe siècle : « À cette époque, 700 000 Azerbaïdjanais ont été expulsés de leur anceinnes terres natales dans le Haut-Karabagh et dans sept régiones environnantes de l'Azerbaïdjan. Le nettoyage ethnique au sein de la population civile de l'Azerbaïdjan a fait de nombreuses victimes et, en violation flagrante du droit humanitaire international, la composition démographique dans les territoires occupés azerbaïdjanais a été altérée illégalement par l'Arménie », a-t-elle précisé.

Parlant de la position destructrice de l'Arménie dans le conflit du Haut-Karabagh et de la récente provocation commise par ce pays au niveau de la région de Tovouz de la République d’Azerbaïdjan, Mme Gafarova a fait remarquer : « Malgré l'adoption, en 1993, de quatre résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur le retrait immédiat et inconditionnel des troupes armées arméniennes des anciens territoires azerbaïdjanais occupés, la partie arménienne, qui viole constamment le cessez-le-feu, ignore toujours ces résolutions. La dernière provocation a été commise par l'Arménie non pas dans le Haut-Karabagh, mais à la frontière arméno-azerbaïdjanaise. Ainsi, le 12 juillet dernier, de différents villages de la région de Tovouz ont été bombardées par des tirs d'artillerie de l’Arménie. En conséquence, des militaires et des civil azerbaïdjanais ont été tués et blessés. Tout cela constitue une grave violation du droit humanitaire international, notamment de la Convention de Genève du 12 août 1949 et de son Protocole additionnel adopté le 8 juin 1977, et est considéré comme un crime de guerre. La réinstallation illégale de réfugiés syriens et libanais dans le Haut-Karabagh occupé est un sujet de préoccupation. Elle est aujourd'hui menée par l'Arménie en violation de ces conventions susmentionnées », a poursuivi Sahibé Gafarova