Le Kazakhstan et la France renforcent leur coopération dans le secteur de l’énergie nucléaire, alors qu’Astana poursuit ses projets de construction d’une centrale nucléaire et de formation d’une nouvelle génération de spécialistes de la filière.
Cette question a été au cœur d’une rencontre entre Almasadam Satkaliyev, président de l’Agence kazakhe de l’énergie atomique, et l’ambassadeur de France au Kazakhstan, Sylvain Guiguet, rapporte The Caspian Post, citant l’agence Kazinform.
Les discussions ont porté sur l’élargissement de la coopération dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, la formation des ressources humaines et la participation potentielle d’entreprises françaises aux futurs projets nucléaires du Kazakhstan.
Parmi les principaux sujets abordés figurait le renforcement du partenariat entre le Kazakhstan et le géant français de l’énergie EDF. Les responsables ont notamment souligné l’importance de la rencontre tenue en avril 2026 entre le président du Kazakhstan et Bernard Fontana, président-directeur général d’EDF, y voyant un signe fort de l’intérêt mutuel pour un approfondissement de la coopération nucléaire.
Selon l’Agence de l’énergie atomique, le Kazakhstan considère EDF ainsi que d’autres entreprises françaises comme des candidats de premier plan pour participer à la construction de la future centrale nucléaire du pays, l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux de son histoire contemporaine.
Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de former des personnels hautement qualifiés pour le secteur nucléaire. Des résultats jugés encourageants ont été enregistrés à l’issue d’un atelier conjoint organisé fin mai par l’Institut de physique nucléaire du Kazakhstan et l’Institut Laue-Langevin de France.
L’une des principales avancées issues de cette rencontre a été la signature d’un protocole d’accord entre l’Agence kazakhe de l’énergie atomique et l’Institut international de l’énergie nucléaire (I2EN). Cet accord vise à soutenir la formation des spécialistes, le développement de programmes éducatifs, les échanges de connaissances ainsi que la mise en place d’un vivier durable de compétences pour accompagner l’essor de l’industrie nucléaire kazakhe.