Paris / Lagazetteaz
Il ne fait aucun doute que la partie arménienne se prépare activement à des actions militaires dans la zone de conflit du Haut-Karabagh, a souligné Ilgar Velizade, chef du Club des politologues du « Caucase du Sud » basé à Bakou.
Pour lui, le nombre croissant de provocations de l'Arménie, tant sur la ligne de front qu'à proximité de la frontière arméno-azerbaïdjanaise, ainsi que la volonté de la partie arménienne d'acheter un grand nombre d'équipements militaires indiquent clairement que l’Arménie se prépare à la guerre.
« L'Azerbaïdjan a attiré l'attention à plusieurs reprises sur le fait qu'en plus des signes extérieurs indiquant la préparation de l'Arménie à la guerre, il existe également des sources d'information fiables qui en témoignent. Malheureusement, de telles actions de la partie arménienne s'accompagnent d'une provocation sur le plan politique », a expliqué M. Velizade.
Selon le politologue, cette provocation politique de l’Arménie se caractérise par des visites répétées dans les territoires azerbaïdjanais occupés, effectuées par Pashinyan lui-même, les membres de sa famille et le haut commandement militaire arménien.
« De telles visites montrent que l'Arménie s'efforce de consolider sa présence dans les anciens territoires occupés de l’Azerbaïdjan », a témoigné M. Velizade.
Le politologue a rappelé qu'il n'y a pas si longtemps, Pachinyan a ostensiblement organisé la soi-disant « inauguration à Choucha ».« Ce fait a naturellement été remarqué par l'Azerbaïdjan, et a suscité une juste indignation, car cela contribue à la confrontation dans la région du conflit. Toutes ces actions se déroulent sous les yeux de la communauté internationale et du Groupe de Minsk de l'OSCE. Dans ce contexte, les actions de la partie arménienne semblent de plus en plus provocantes. »
M. Velizade a également abordé la question sur la réinstallation par l'Arménie de réfugiés du Liban et de la Syrie dans les territoires azerbaïdjanais occupés.
« Ces actions sont absolument inacceptables et doivent susciter une juste réaction de colère non seulement de l'Azerbaïdjan, mais aussi de toute la communauté mondiale. Cependant, rien ne se passe, seule la partie azerbaïdjanaise en réagit de plus en plus », a-t-il confié.
M. Valizade a affirmé également que, pour se protéger, l'Arménie préfère se cacher derrière le dos de ses alliés au sein de l'OTSC : « Pour éviter que la situation ne dégénère davantage en guerre, les efforts du Groupe de Minsk de l'OSCE sont bien sûr nécessaires. Il est nécessaire d'activer le processus de négociation qui, selon le chef de l'État azerbaïdjanais, n'est pas réellement mené. Nous devons attirer l'attention des coprésidents du Groupe de Minsk sur le fait que si la situation, la ligne de conduite de l'Arménie ne change pas, la guerre devient inévitable et l'entière responsabilité retombe sur les épaules de l'Arménie », a poursuivi M. Velizade.