Une lettre concernant les actions déstabilisatrices de l'Arménie a été publiée comme document de l'Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité des Nations Unies

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19 Août 2020 23:05
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Une lettre concernant les actions déstabilisatrices de l'Arménie a été publiée comme document de l'Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité des Nations Unies

Bakou / Lagazetteaz

Une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU par le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Djeyhoun Baïramov concernant les actions irresponsables et les déclarations provocatrices des dirigeants arméniens, qui constituent un sérieux défi pour le processus de négociations sur le règlement du conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh, a été publiée comme document de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Cette lettre se lit comme suit : « Vous adressant cette lettre, je tiens à exprimer la profonde inquiétude du gouvernement azerbaïdjanais face aux actions irresponsables et aux déclarations provocatrices de l'Arménie concernant l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan, qui posent de graves problèmes pour le processus de négociations sur le règlement du conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh.

Le 12 juillet dernier, l'Azerbaïdjan a de nouveau subi une attaque armée de la part de l'Arménie. Au cours des quatre jours suivants, l'Arménie a soumis les positions militaires azerbaïdjanaises et les zones résidentielles environnantes à des tirs d'artillerie intensifs. En conséquence, 12 militaires et un civil azerbaïdjanais ont été tués ainsi que les infrastructures civiles, y compris les maisons privées et les hôpitaux ont été gravement endommagés.

Cette dernière provocation militaire téméraire de l'Arménie a été planifiée à l'avance conformément à la doctrine militaire agressive qui, selon le ministre arménien de la Défense, prévoyait « des frappes préventives pour créer une situation de sécurité plus favorable » et « une nouvelle guerre pour de nouveaux territoires ».

Guidée par une doctrine militaire aussi agressive, la récente provocation militaires commise par les forces armées arméniennes à partir du 12 juillet dernier a été délibérément menée le long de la frontière internationale sur la base de plusieurs estimations politico-militaires.

Tout d'abord, la frontière a été considérée par l'Arménie comme un lieu le plus favorable pour lancer une « attaque surprise » sur l'Azerbaïdjan, compte tenu de notre décision de démilitariser progressivement la partie non occupée de la frontière et de la transférer sous le contrôle du Service national de protection des frontières de la République d'Azerbaïdjan. Apparemment, l'Arménie a tenté, sans succès, de tirer profit de ce geste de bonne volonté de la part de l'Azerbaïdjan. Deuxièmement, l'attaque a été menée dans une zone où les importantes infrastructures énergétiques et de transport de l'Azerbaïdjan passaient, mettant en péril l'approvisionnement en ressources énergétiques de l'Azerbaïdjan. De plus, cette dernière attaque le long de la frontière visait à créer un prétexte pour une éventuelle intervention de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), dont l'Arménie est membre.

Cependant, tous ces estimations arméniennes se sont avérées manifestement erronées. Cette dernière provocation arménienne a été repossée avec succès et la menace pesant sur les localités résidentielles et les infrastructures de l'Azerbaïdjan a été efficacement neutralisée par des contre-mesures adéquates des forces armées azerbaïdjanaises. Mais apparemment, cela n'a pas empêché l'Arménie d'abuser davantage de nouvelles opportunités pour déstabiliser la situation dans la région.

Ainsi, ayant subi une défaite sur le champ de bataille, les dirigeants de l'Arménie, par le biais d'organisations radicales de la diaspora arménienne, ont eu recours à une campagne d'aggressivité envers les Azerbaïdjanais vivant à l'étranger.

Dans différents coins du monde, des représentants de groupes extrémistes ultranationalistes arméniens, portant ostensiblement les symboles de diverses organisations terroristes arméniennes, telles que l'ASALA, ont attaqué les sièges des missions diplomatiques de l'Azerbaïdjan à l'étranger et ont eu recours au vandalisme ainsi qu'ils ont essayé d'empêcher les manifestations pacifiques organisées par les Azerbaïdjanais vivant à l'étranger. En plus de cette violence physique de masse arménienne, l'internet et les réseaux sociaux ont été largement utilisés pour répandre la haine et des menaces de mort contre les Azerbaïdjanais.

Toutes ces actions déstabilisatrices de l'Arménie s'accompagnent d'une rhétorique extrêmement provocatrice de la part des hauts dirigeants arméniens, qui ne peut que saper le processus de règlement du conflit, rendant les négociations absolument insensées.

Plus récemment, le Premier ministre arménien a publiquement admis que l'objectif stratégique de l'Arménie dans le processus de règlement du conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabakgh était de « préserver les résultats de la guerre ». Les dirigeants de l'Arménie ont publiquement conditionné la reprise des négociations, suspendues par leur propre faute, à des revendications irréalistes et illégales poursuivant leur but notoire d'annexer les anciens territoires azerbaïdjanais occupés par les forces armées arméniennes. Ce comportement contredit absolument l'esprit et la logique des négociations au sein du groupe de Minsk de l'OSCE.

Il convient de rappeler encore une fois que l'objectif du processus de négociations, fixé par certaines décisions pertinentes de l'OSCE et confirmé par quatre résolutions du Conseil de sécurité №822 (1993), 853 (1993), 874 (1993) et 884 (1993), consiste à éliminer les conséquences de la guerre déclenchée par l'Arménie. À cette fin, l'Azerbaïdjan s'est engagé dans ce processus depuis près de trois décennies, cherchant à restaurer son intégrité territoriale par des moyens pacifiques. Cet engagement de l'Azerbaïdjan en faveur de la paix ne porte pas atteinte aux droits que lui confère la Charte des Nations unies et le droit international en général.

C'est dans ce contexte que l'Azerbaïdjan appelle la communauté internationale à défendre fermement les valeurs, les normes et principes sur la base d'un ordre international plus civilisé, en condamnant les actions déstabilisatrices et les déclarations incendiaires de l'Arménie en violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan et en appelant l'Arménie à se conformer aux principes des relations interétatiques de bonne foi pour remplir ses obligations au titre de la Charte des Nations unies, de l'Acte final d'Helsinki et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de 1993.

C'est très essentiel pour empêcher l'Arménie de saper les perspectives encore existantes d'un réglement pacifique du conflit. À cet égard, nous comptons sur votre solidarité et votre soutien efficace pour défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République d'Azerbaïdjan », indique la lettre.