C’est ce que détaille la directrice exécutive du programme des Nations unies pour les établissements humains (UN-Habitat), Anaclaudia Rossbach, lors d’une session organisée dans le cadre de la 13e édition du Forum urbain mondial (WUF13) à Bakou, consacrée au thème : « Le lien climat-logement : pouvons-nous étendre des logements résilients au climat sans aggraver les inégalités ou les déplacements ? », rapporte AZERTAC.
Elle a souligné que les communautés vivant dans des établissements informels subissent de manière disproportionnée les effets du changement climatique, en raison d’un accès limité à l’eau, à l’électricité et aux services de base.
« Dans certains cas, les habitants vivent chaque jour avec la peur de perdre leur maison et leur famille », a-t-elle expliqué, ajoutant que la dégradation de l’accès à des services fondamentaux tels que l’éducation, la santé et la protection sociale aggrave encore la situation.
Anaclaudia Rossbach a rappelé que les problématiques liées aux quartiers informels sont désormais au cœur de l’agenda mondial et qu’un plan d’action plus structuré est nécessaire pour la prochaine décennie.
La session a également mis en avant l’importance de la planification foncière et des modèles urbains plus compacts dans les politiques d’urbanisme. Les participants ont souligné que l’urbanisation non planifiée accroît à la fois les risques climatiques et les coûts liés aux infrastructures.
La responsable d’UN-Habitat a conclu que des modèles de développement urbain plus équilibrés peuvent contribuer à la fois à la sécurité des populations et à la promotion d’une croissance économique durable.