Le choix de l’Arménie entre l’Union économique eurasiatique (UEEA) et l’Union européenne reste « extrêmement difficile ». C’est ce qu’a déclaré le vice-Premier ministre russe Alexeï Overtchouk.
Selon lui, la scène politique arménienne est divisée entre les partisans du maintien des liens avec l’UEEA et ceux favorables à une intégration européenne. Cette question est étroitement liée à la politique intérieure et à la campagne électorale en cours.
Overtchouk a souligné que la Russie souhaite voir l’Arménie demeurer au sein de l’UEEA, tout en soutenant parallèlement le processus de paix dans le Caucase du Sud. Il a indiqué que l’Arménie et l’Azerbaïdjan avaient déjà entamé des échanges de délégations, repris certains échanges commerciaux et procédé à une réouverture partielle des voies de transport.
Le vice-Premier ministre russe a également précisé que des céréales et des engrais russes continuaient d’être acheminés vers l’Arménie par voie ferroviaire via l’Azerbaïdjan et la Géorgie.
Il a rappelé qu’en avril de l’année dernière, l’Arménie avait adopté une loi témoignant de son aspiration à rejoindre l’Union européenne.
« Dans le contexte géopolitique actuel, alors que l’Union européenne se transforme d’une union économique en une alliance politico-militaire et se militarise contre la Russie, les Arméniens doivent mesurer les conséquences d’un tel choix », a-t-il déclaré.
Overtchouk a ajouté que Moscou ne souhaitait pas que l’Arménie perde les avantages économiques liés à sa participation à l’UEEA. Toutefois, selon lui, si Erevan choisit un rapprochement avec l’Union européenne, la Russie sera amenée à s’interroger sur l’opportunité de poursuivre son soutien.
Il a également estimé que l’incertitude entourant l’orientation de la politique étrangère arménienne compliquait la mise en place de relations économiques à long terme.
D’après Overtchouk, la question du statut de l’Arménie au sein de l’UEEA sera examinée le 29 mai à Astana, lors d’une réunion du Conseil économique suprême eurasiatique.
Le vice-Premier ministre a enfin souligné qu’en onze années de participation à l’UEEA, l’économie arménienne avait connu une forte croissance et que le niveau de vie s’était amélioré grâce aux préférences économiques accordées par l’union.