Une information concernant de nouvelles difficultés rencontrées par les citoyens azerbaïdjanais voyageant vers Chypre du Nord s’est largement diffusée sur les réseaux sociaux azerbaïdjanais.
Un internaute a raconté que sa sœur, qui devait prendre un vol de Bakou à destination de l’aéroport d’Ercan, s’était vu refuser l’enregistrement faute de disposer d’un billet retour. Les agents auraient invoqué la réglementation en vigueur à Chypre.
Selon l’auteur de la publication, sa famille a emprunté à de nombreuses reprises, au cours des dix dernières années, cette liaison aérienne avec un simple billet aller, sans jamais rencontrer d’obstacle. Désormais, les contrôles à l’aéroport de Bakou se seraient renforcés et un billet retour a dû être acheté en urgence juste avant le départ. Il a donc recommandé aux voyageurs de vérifier à l’avance les conditions imposées par les compagnies aériennes.
Cette publication sur les réseaux sociaux a suscité la réaction du président de l’Association d’amitié Azerbaïdjan–Chypre, Orkhan Hasanoglu, qui a apporté des explications officielles au public. Il a souligné que l’exigence, de la part des transporteurs aériens, de présenter un billet retour ou des informations sur le lieu de séjour en République turque de Chypre du Nord (RTCN) repose entièrement sur des règles officielles et ne constitue en aucun cas une nouveauté.
D’après M. Hasanoglu, si la compagnie Turkish Airlines applique parfois ces procédures avec une certaine souplesse, les transporteurs AJet et Pegasus les respectent de manière particulièrement stricte. Les autorités de la RTCN imposent ces vérifications aux voyageurs en provenance de plusieurs pays afin de renforcer le contrôle aux frontières et de prévenir l’immigration clandestine.
Il a ajouté que ces mesures ne visent pas spécifiquement les citoyens azerbaïdjanais. Des exigences similaires sont appliquées dans de nombreux aéroports de Turquie, car il s’agit de l’exécution des directives de la RTCN et non d’une initiative propre aux compagnies aériennes.
« Étant donné que les citoyens azerbaïdjanais ne figurent pas parmi les ressortissants des pays considérés comme à risque, les compagnies aériennes ne leur posent généralement pas de questions supplémentaires à ce sujet. Néanmoins, nous recommandons à tous nos concitoyens se rendant en RTCN d’acheter leur billet retour à l’avance et de disposer des informations relatives à leur lieu d’hébergement afin d’éviter tout malentendu éventuel », a conclu M. Hasanoglu.