Rahman Mustafayev : « Nous sommes intéressés et disposés au développement des relations avec la France, mais dans le respect inconditionnel de l'intégrité territoriale de la République d'Azerbaïdjan »

Rahman Mustafayev : « Nous sommes intéressés et disposés au développement des relations avec la France, mais dans le respect inconditionnel de l'intégrité territoriale de la République d'Azerbaïdjan »

Paris / Lagazetteaz

Dans un entretien accordé ce mercredi à l'Agence Anadolu, l'Ambassadeur de la République d'Azerbaïdjan en République française, S. E. Rahman Mustafayev a évalué l'évolution des relations entre Bakou, Erevan et Paris, six mois après la cessation des hostilités dans la région azerbaïdjanaise du Karabagh.

Lagazetteaz présente le texte intégral de cet entretien:

Les relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, sont tendues depuis 1991, lorsque l'armée arménienne a occupé le Haut-Karabakh et les 7 districts avoisinants, de l’Azerbaïdjan, des territoires internationalement reconnus comme appartenant à l'Azerbaïdjan et retournés sous souveraineté azerbaïdjanaise à l'issue du guerre de 44 jours (27 septembre - 9 novembre 2020) provoquée par Erevan et ayant opposé les deux anciennes républiques soviétiques.

L'Ambassadeur d'Azerbaïdjan à Paris, Rahman Mustafayev a répondu mercredi aux questions de l'Agence Anadolu (AA).

1. Les hostilités ont cessé au Haut-Karabagh à l'issue du guerre de 44 jours. Comment jugez-vous la situation depuis le cessez-le-feu signé dans la nuit du 9 au 10 novembre 2020 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan avec la coopération russe ?

D'abord, je tiens à présenter à votre audience mes meilleurs vœux à l'occasion de ce mois saint et béni de Ramadan. Je souhaite que ce mois de jeûne et de souffrance soit le signe de solidarité, de fraternité et d'unité dans la communauté musulmane français, turque, magrébine et africaine, et que Dieu Tout Puissant vous protège de cette pandémie, vous garde en bonne santé et vous accorde sa protection et sa clémence, vous et tous ceux qui vous sont chers.

En ce qui concerne de votre question, je note l’essentiel – le conflit est terminé. Pour la première fois dans l’histoire des relations internationales contemporaines un pays membre de l'ONU a réussi tout seul à mettre en œuvre les principes du droit international et à réaliser 4 résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU adoptées en 1993 et restées lettre morte pendant près de 28 ans, malgré le fait, qu'elles sont règles de droit.

La justice historique a enfin été rétabli pendant la guerre de 44 jours. Les territoires occupés par les forces armées arméniennes dans les années 1991-1994 (représentant 16% du territoire de mon pays), ont été libérés.

Une nouvelle ère commence maintenant: celle du déminage, de la renaissance des territoires libérées et à terme, l’intégration des citoyens de l’Azerbaïdjan de nationalité arménienne dans l'espace juridique, politique, économique et culturel de l'Azerbaïdjan et, je l'espère, du rétablissement des relations entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie.

2. Quels sont les défis et problèmes rencontrés au lendemain de cette guerre de 44 jours dans le Haut-Karabagh ?

Après la libération des zones occupées, nous y avons fait face à une vraie catastrophe. De nombreuses zones, routes ont été minées. Les sols sont contaminés, les rivières polluées, les forets brulés, nos biens culturels, nos cimetières ont été détruits. Les villes et villages entiers ont été rayé de la surface de la terre. Par conséquent, il y a un énorme travail à faire pour le retour des 750 mille réfugiés azerbaidjanais, dont les droits ont été violés pendant 30 ans.

Le problème le plus urgent est celui du déminage. La partie arménienne refuse de fournir des cartes de mines, en violation de toutes les conventions internationales et coutumes de la guerre. En conséquence, nous avons déjà des pertes après la fin de la guerre - 20 civils et militaires ont été tués, 85 blessés sont des victimes suite aux explosions de mines.

À cet égard, j'attire votre attention sur le fait qu'après la fin de toutes les grandes guerres depuis 1945, les parties belligérantes ont toujours échangé les cartes des mines. Ce sont les exigences des conventions internationales, en particulier de la Convention sur l’interdiction des mines de 1997 et du droit international coutumier. Ce fut le cas après les guerres indo-pakistanaises de 1947-1948, 1965 et 1971, les guerres israélo-arabes de 1967 et 1973 et les guerres dans l’ex-Yougoslavie en 1995. Les troupes soviétiques après leur départ d'Afghanistan en 1988 ont également communiqué des cartes de mines au côté afghan.

Mais l'Arménie refuse, et la presse française ne dit rien à ce sujet.

Deuxième défi majeur est la reconstruction des territoires libérés. Ce travail a déjà commencé - des routes, des aéroports, des lignes électriques ainsi que des infrastructures sociales et économiques sont en cours de construction.

Parallèlement, nous travaillons à identifier les faits d'utilisation illégale des ressources naturelles par les forces d'occupation arméniennes. En particulier, les mines d'or et de cuivre, les ressources en eau. Ces faits seront portés devant les tribunaux internationaux afin de sanctionner non seulement l'Arménie, mais aussi les sociétés étrangères qui se sont livrées à des activités économiques illégales dans les territoires occupés entre 1992 et 2020.

3. Beaucoup de questions sur les prisonniers arméniens. Quelle est votre position ?

L'Azerbaïdjan s'est pleinement acquitté de ses obligations d'échange conformément à la Déclaration du 10 novembre en remettant plus de 70 prisonniers de guerre à la partie arménienne. De plus, je porte à votre attention que les corps de plus de 1500 militaires arméniens morts, découverts grâce à l’assistance de l’Azerbaïdjan, ont été remis à l’Arménie.

Quant aux personnes, dont vous parlez, celles-ci ont été déployées sous forme d’un groupe subversif terroriste de 62 militaires arméniens venant de l’Arménie sur le territoire azerbaïdjanais le 26 novembre, c’est-à-dire 16 jours après la signature de ladite Déclaration. Ils ne correspondent pas à la définition d'un prisonnier de guerre. Je rappelle, un prisonnier de guerre est un combattant qui est emprisonné par une puissance ennemie en temps de guerre.

Ce sont les criminels de guerre. Ils ont tué 4 militaires azerbaïdjanais, ce qui constitue une grave violation par l’Arménie de ses obligations découlant de la Déclaration tripartite, qui a mis fin à toutes les hostilités militaires. De ce fait, demander leur libération avant que justice ne soit rendue serait plaider pour l'impunité arménienne.

Par ailleurs, la partie arménienne ne nous a toujours pas fourni d'informations sur 3890 civils azerbaïdjanais capturés pendant la première guerre du Karabakh. Que leur est-il arrivé? Que leur ont-ils fait? S'ils sont tués, où sont leurs tombes? Il s'agit d'un autre crime de guerre de l'Arménie, dont elle devra assumer la responsabilité.

4. L'une des questions les plus urgentes est celle de la mission de l'UNESCO dans les régions azerbaïdjanaises sur lesquelles l'Azerbaïdjan a couvré sa souveraineté.

Dans tous mes conversations avec des collègues français, je constate régulièrement que nous sommes plus que quiconque intéressés dans la mise en œuvre de cette mission. Le monde doit connaître la vérité sur les dommages infligés par les forces d'occupation arméniennes au patrimoine culturel et religieux de l'Azerbaïdjan. Sur le territoire de l'ancien conflit se trouve environ 3000 objets des biens culturels. Plus de 400 ont été détruits, y compris 286 bibliothèques, 67 mosquées, 44 objets de culte, 19 musées, monuments d’architecture, d’art ou d’histoire, religieux ou laïques.

Depuis 28 ans, nous avons posé à plusieurs reprises la question à l'UNESCO sur la nécessité de telle visite et on nous a toujours répondu qu'ils ne pouvaient pas, car l'Arménie, qui contrôle le territoire, s'y oppose. Par exemple, voici un extrait du rapport d'activité de l'UNESCO pour la période 1995-2004, dont l’article 54 dit: « Le gouvernement de l'Azerbaïdjan a informé le Secrétariat de ses préoccupations concernant la protection des biens culturels dans le Haut-Karabakh et dans d'autres territoires occupés adjacents, et a demandé l'envoi d'une mission d'enquête. Cependant, le Secrétariat a été empêché d'envoyer une mission pour vérifier l'état des biens culturels dans la zone, car d'autres institutions spécialisées des Nations Unies n'ont pas pu pénétrer dans ces territoires depuis leur occupation par les forces militaires arméniennes. Le Secrétariat réexaminera l'envoi d'une mission une fois qu'un règlement pacifique aura été atteint par l'Arménie et l'Azerbaïdjan. »

Mais maintenant, l'occupation est terminée et nous attendons avec impatience la mission technique. En février et mars, nous avons soumis nos propositions au secrétariat de l'UNESCO et attendons une réponse. La balle est dans le camp de l'UNESCO.

Nous sommes intéressés par une visite complète avec la couverture le plus large possible des objets endommagés, une évaluation équitable des dommages causés au patrimoine culturel et religieux de l'Azerbaïdjan.

À cet égard, je tiens à souligner que nous avons un dialogue et une coopération très constructifs avec l'UNESCO et son Secrétariat. Je le souligne une fois de plus - nous attendons la mission.

5. S'agit-il d'une évaluation des dommages ou d'un inventaire ? Il y a des opinions différentes sur cette question.

Il s'agit de respecter le droit international. L'inventaire est un droit souverain de l'Azerbaïdjan. La base juridique de la mission de l’UNESCO est la Convention de la Haye 1954/La Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit:

Sa mission sera donc de respecter les principes de la Convention et d’évaluer les dommages causés par l’occupation arménienne aux sites culturels et religieux de la République souveraine d’Azerbaïdjan. Il s’agit notamment:

  • les monuments d’architecture, d’art ou d’histoire, religieux ou laïques,
  • les sites archéologiques,
  • les ensembles de constructions qui présentent un intérêt historique ou artistique,
  • les œuvres d’art, les manuscrits, livres et autres objets d’intérêt artistique, historique ou archéologique,
  • les collections scientifiques et les collections importantes de livres, ou de reproductions, des tapis
  • les édifices dont la destination principale et effective est de conserver ou d’exposer les biens culturels, tels que les musées, les grandes bibliothèques, les dépôts d’archives.

En outre, je voudrais souligner que, selon la disposition 3 de l'article 4 de la Convention « Les Hautes Parties contractantes s'engagent en outre à interdire, à prévenir et, au besoin, à faire cesser tout acte de vol, de pillage ou de détournement de biens culturels, pratiqué sous quelque forme que ce soit, ainsi que tout acte de vandalisme à l'égard desdits biens. Elles s'interdisent de réquisitionner les biens culturels meubles situés sur le territoire d'une autre Haute Partie contractante. »

L'Arménie a également violé cette disposition de la Convention - 40000 pièces de musée ont été volées. L'Arménie doit être tenue responsable de tous ces crimes et graves violations de cette Convention.

6. Pensez-vous que le conflit du Haut-Karabagh est de nature religieuse et qu'il s’agit d’un «choc des civilisations » ?

On me pose souvent cette question. Et elle se pose parce que l'Arménie souhaite donner une coloration religieuse et civilisationnelle à cette guerre, la présenter comme un conflit interreligieux au mépris de toute raison afin d'obtenir le soutien des Chrétiens de France et d'autres pays d'Europe.

Il n'y a pas de conflit religieux ici, il s'agit d'une agression armée, de l'occupation du territoire d'un état souverain par un autre état. Il s’agit de notre droit naturel à la défense légitime. Il s’agit de la mise en œuvre des dispositions des 4 résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU. Nous sommes ici sur la ligne de droit international.

Je vous rappelle que l’Azerbaïdjan est la première république parlementaire dans le monde musulman. Nous sommes une république laïque depuis 1918. Notre Constitution consacre à plusieurs reprises la sécularité de nos institutions. Nous sommes un pays musulman qui a des valeurs de laïcité et tolérance et qui a réussi sans débats autour de confortement des valeurs républicaines faire coexister les trois religions du Livre, dans la paix, l'harmonie et la concorde.

Pour répondre à votre question, il suffit de regarder ce qui s'est passé avec le Karabagh. Avant la chute de l’Union soviétique, la région du Haut Karabagh, sous administration de l’Azerbaïdjan, était une région multiethnique et multiconfessionnelle. Selon un dernier recensement réalisé en 1989 avant le début du conflit, les Azerbaïdjanais y représentaient 22% de la population, et les Arméniens 74%. Par ailleurs, pas moins de 48 minorités ethniques et religieuses, musulmans, juives et chrétiennes, étaient présentes dans la région, parmi lesquelles des Russes, des Ukrainiens, des Juifs, des Bulgares, des Grecs, des Allemands, des Polonais et d’autres ethnies, qui représentaient près de 4% de sa population.

Pendant la guerre, les séparatistes arméniennes ont chassé toutes ces minorités religieuses. C’est à dire, que l'Azerbaïdjan musulmane, tolérante, a bien préservé cette diversité culturelle, ethnique et confessionnelle de la région de Haut-Karabagh, mais l'Arménie chrétienne, l'a transformée en une grande caserne militaire mono-ethnique, qui était peuplée d'arméniens presque à 100%.

Et donc, en ce qui concerne de votre question, le "choc des civilisations", il existe effectivement, mais non pas entre l'islam et le christianisme, mais entre la philosophie de la haine, du nettoyage ethnique et de l'agression et celle de la tolérance et de la diversité.

7. Comment allez-vous garantir les droits des arméniens du Haut-Karabagh ?

Tout comme nous avons garanti les droits de 30 000 Arméniens qui vivent avec nous depuis des décennies dans la paix et l'harmonie. Tout comme nous protégeons les droits des autres minorités ethniques et religieuses.

Par ailleurs, contrairement à l'Arménie ethniquement pure, qui a déporté plus de 250 000 Azerbaïdjanais de son territoire à la fin de 1987, en Azerbaïdjan il y’a 950 communautés religieuses - 906 musulmans, 24 chrétiennes, 8 juives, Krishna et bahaï. Tous sont égaux! Il y a 2200 mosquées, 14 églises, 7 synagogues, 750 objets de culte. Les musulmans chiites et sunnites prient ensemble, les communautés musulmans, catholiques, orthodoxes, protestantes, juives montagnes et ashkenazis jouissent de la liberté totale des cultes, de leur exercice public et de l'instruction religieuse - il y a 10 établissements de formation et d'enseignement des différentes religions.

Toutes les communautés bénéficient de l'appui d'Etat et son soutien financier. En fait, c'est grâce à cette unité, solidarité ethnique, que nous avons gagné la guerre.

De façon générale, en ce qui concerne des citoyens de l’Azerbaïdjan de nationalité arménienne notre position est claire. Leur statut est déterminé par la Constitution de la République, les résolutions correspondantes du Conseil de Sécurité de l'ONU, qui font référence aux "arméniennes de la région du Haut-Karabagh de la République d'Azerbaïdjan". Ils sont nos citoyens, et nous assurons dans notre pays, l’égalité des droits à tous les citoyens sans distinction d’ethnie et de religion, conformément à la Constitution.

Toute comme la France qui demande le respect des valeurs républicaines, nous aussi, nous attendons de nos citoyens arméniens, le respect de notre Constitution, nos valeurs républicaines et de nos frontières.

8. Comment comprenez-vous alors le débat actuel sur ce qui est appelé "l'islamisme radical" ?

Tout d'abord, je suis contre des termes tels que "islamisme radical", "extrémisme" ou "terrorisme islamique", "séparatisme islamiste" et etc. Qui définit la différence entre l’islam et l’islamisme? La loi? Pas du tout. Ce sont souvent des hommes politiques guidés par leurs agendas électoralistes, ou des experts avec leurs idées subjectives, souvent superficielles, sur l'Islam, et parfois même avec les regards hostiles sur l'Islam et les musulmans. Un exemple flagrant – le terme «islamo-fascisme» que j’ai vu dans la presse française.

Regardons, par exemple, le terme « djihad », bête noire de la société française, qui devenu un symbole du terrorisme. J’en suis sûr que 99.9% de l’élite politique de la France ne sait pas ce que ce terme signifie. Pourtant « djihad » est traduit de l’arabe comme "faire des efforts", "se montrer zélé", "exercer la diligence, corps et bien dans le sentier d'Allah". Son idée de base - "adorez le Seigneur et faites le bien" (Le Saint Coran, sourate Le Pèlerinage, 22, 40). Le djihad militaire - un de nombreux aspects de ce terme, et il a toujours un caractère défensif, ne se produit que lorsque votre maison et votre famille, votre église, votre synagogue ou votre mosquée, votre pays ("ceux qui ont été expulsés de leur demeures contre toute justice", sourate Le Pèlerinage, 19, 40) sont agressés.

De plus, même dans ce cas, le Coran appelle à la modération: "Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Allah n'aime pas les transgresseurs" (sourate La vache, 2, 190), "Et si vous punissez, infligez à l'agresseur une punition égale au tort qu'il vous a fait. Et si vous endurez, cela est certes meilleur pour endurants" (sourate Les abeilles, 16, 126).

Par conséquent, tous les actes terroristes commis par des musulmans sont des actes de terrorisme qui doivent être punis par la loi et ne doivent être liés ni à l'Islam ni à l'islamisme. Ce n'est pas l'islam qui les pousse, c'est leur vision tordue et très souvent douloureuse de l'islam. Et comprendre cela nous aidera à combattre ce mal plus efficacement.

Une fois encore, nous sommes contre le terrorisme dans toutes ses manifestations. D'ailleurs, en janvier 2020, nous avons proposé à la France notre appui dans sa lutte contre ce fléau au Sahel. Nous avons offert notre soutien à la relance sociale et économique dans les territoires où les militaires français luttent contre les terroristes. Puisque nous comprenons que ce n'est pas l'islamisme, mais l'économie et les inégalités sociales sont un terreau fertile pour le terrorisme. Malheureusement, personne ne nous a entendus.

9. Et pouvons-nous parler de nationalisme ou communautarisme arménien de France ?

Que-ce que cela veut dire le communautarisme? C’est la prise en compte des intérêts et de l'agenda d'une communauté sur une autre, ou, pire encore, sur la loi française.

Hélas, en France, nous faisons face à un véritable communautarisme, parce qu’en raison de nombreuses considérations électoralistes, politiques et autres, certaines sphères d'influence (sénateurs, députés, maires, politiques, journalistes, etc.) mettent en avant les intérêts de la communauté arménienne au-dessus des intérêts de la communauté azerbaïdjanaise. Pire, ce communautarisme va au-dessus même de la législation française, sans compter la loi internationale.

Un exemple flagrant – les résolutions anti-azerbaïdjanais adoptées par l’Assemblée Nationale et le Sénat, 28 actes illégaux (« chartes », « résolutions », « motions » et « délibérations ») adoptés au cours des années 2013 à 2020 par des collectivités locales françaises à l’encontre des zones occupées de la République d’Azerbaïdjan. Certains d'entre eux, après l'intervention des préfets, ont été annulés par les tribunaux locaux, parce qu’elles «ne respectent pas les engagements internationaux de la France». La justice française a également considéré que ces « documents » sont contraires aux articles de la Constitution française et du Code général des collectivités territoriales relatives aux actions extérieures des collectivités territoriales qui impose de respecter les engagements internationaux de la France.

Donc, on peut constater, que les élus français ont été pris en otage d'agenda de la communauté arménienne, ils ont mis en péril les principes d'égalité et valeurs républicaines, lesquels ils se prétendent défendre si passionnément. J’ajouterais aussi qu’ils ont mis en péril les relations entre nos deux pays, parce que le communautarisme pro-arménien, comme une tumeur, ronge nos relations bilatérales.

10. Pouvez-vous commenter sur les relations bilatérales entre la France et l'Azerbaïdjan ?

Nous sommes intéressés et disposés au développement des relations avec la France, mais dans le respect inconditionnel de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'inviolabilité des frontières de la République d'Azerbaïdjan. Pour être entendue, pour jouer un rôle dans notre région il faut que la France respecte scrupuleusement ses engagements internationaux et bilatéraux. Pour l'instant, malheureusement, ce n'est pas le cas.

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