Ayman Zawahiri, qui vienait d'avoir 71 ans, se cachait à Kaboul. Il a été tué dans une frappe aérienne à l'aide de deux missiles Hellfire. La frappe a été ordonnée par Joe Biden après des réunions avec son cabinet et ses principaux conseillers.
« Samedi, sur mes ordres, les Etats-Unis ont mené à bien une frappe aérienne sur Kaboul, en Afghanistan, qui a tué l'émir d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri », a lancé le président américain, qui s'exprimait depuis la Maison Blanche.
Des personnalités de haut rang des talibans ont protesté contre l'ingérence de l'armée américaine dans les affaires intérieures de l'Afghanistan. Apparemment, ils connaissaient l'emplacement exact de Zawahiri et ont même pris des mesures pour cacher sa dépouille après l'élimination. Aucun membre de la famille Zawahiri n'aurait été blessé lors de la frappe aérienne.
Ayman Zawahiri était l'un des terroristes les plus recherchés au monde et les Etats-Unis promettaient 25 millions de dollars pour tout renseignement permettant de le retrouver. Il avait pris la tête de la nébuleuse jihadiste en 2011, après la mort d'Oussama Ben Laden, tué par un commando américain au Pakistan. Médecin personnel d'Oussama ben Laden, il est devenu son successeur après sa mort. Introuvable depuis plus de dix ans, il était considéré comme un des cerveaux des attentats du 11-Septembre, qui avaient fait près de 3000 morts aux Etats-Unis.
Pour les autorités afghanes, se débarrasser d'une personne aussi agaçante vers l'Occident facilitera probablement le chemin vers la reconnaissance internationale.
La présence d'Ayman al-Zawahiri à Kaboul constitue par ailleurs une "violation claire" des accords conclus à Doha en 2020 avec les talibans, qui s'étaient engagés à ne pas accueillir Al-Qaïda sur leur sol, a noté le haut responsable américain. Dans leur communiqué, les islamistes afghans ont également accusé les Etats-Unis d'avoir dérogé à ces accords, en conduisant une frappe sur leur territoire.