À l’issue du sommet de l’Union économique eurasiatique (UEEA) à Astana, Vladimir Poutine a de nouveau brandi la menace d’un « scénario ukrainien » à l’encontre de l’Arménie en raison de ses aspirations à l’intégration européenne. Dans le même temps, il a promis de « raser » tout pays qui oserait attaquer l’enclave russe de Kaliningrad.
Répondant à une question sur d’éventuelles actions de l’OTAN visant Kaliningrad, le président russe a affirmé que la Russie disposait des moyens nécessaires pour riposter avec fermeté.
« Comme vous l’avez dit, ils ont les moyens de raser les bases russes. La Fédération de Russie dispose de tous les moyens nécessaires pour raser ceux qui tenteraient de le faire », a-t-il déclaré, commentant de récentes remarques du ministre lituanien des Affaires étrangères, Kęstutis Budrys, concernant la capacité de l’Alliance à frapper des installations militaires russes dans la région.
Poutine est également revenu sur la question arménienne, établissant un parallèle avec les événements survenus en Ukraine.
« J’en ai déjà parlé. La crise en Ukraine a commencé, à l’époque, avec les tentatives de l’Ukraine de rejoindre l’Union européenne. Nous n’y étions pas opposés », a-t-il affirmé.
Le 10 mai dernier, Poutine s’était déjà exprimé sur les ambitions européennes d’Erevan, soulignant que les autorités arméniennes devraient organiser un référendum sur une éventuelle adhésion à l’Union européenne. Selon lui, de telles décisions « exigent un examen particulier » et il serait « logique de demander l’avis des citoyens » afin d’emprunter « la voie d’une séparation douce, civilisée et mutuellement bénéfique » entre la Russie et l’Arménie.