L’Ouzbékistan continue d’afficher, en 2026, l’un des rythmes de croissance économique les plus rapides d’Asie centrale, porté par la hausse des investissements étrangers, l’expansion des exportations et une vaste vague de réformes de marché qui transforme progressivement l’environnement des affaires du pays.
Cinq mois après le début de l’année, l’économie ouzbèke conserve une dynamique solide dans les secteurs de l’industrie manufacturière, de la construction, des services et de la consommation intérieure. Selon les autorités, une série de grands projets d’infrastructures et d’énergie lancés depuis janvier a contribué à accélérer l’activité industrielle et à renforcer la confiance des investisseurs.
Les institutions financières internationales, dont le Fonds monétaire international et la Banque asiatique de développement, prévoient une croissance d’environ 7 % pour l’économie ouzbèke en 2026, maintenant ainsi le pays parmi les marchés émergents les plus performants de la région.
L’un des développements majeurs de cette année concerne la volonté du gouvernement de moderniser le secteur énergétique après plusieurs années de pénuries saisonnières d’électricité. Les autorités ont renforcé leur coopération avec des investisseurs venus de Chine, des États du Golfe et de Corée du Sud afin de construire de nouvelles installations solaires et éoliennes destinées à réduire le déficit énergétique et à soutenir la croissance industrielle à long terme.
Parallèlement, l’Ouzbékistan a intensifié ses efforts pour moderniser ses infrastructures de transport et consolider les corridors commerciaux reliant l’Asie centrale au Moyen-Orient, à l’Asie du Sud et à l’Europe. Les évolutions récentes montrent que la modernisation logistique est devenue une priorité stratégique alors que le pays cherche à s’imposer comme un pôle régional de production industrielle et d’exportation.
Les investissements étrangers demeurent au cœur de la stratégie économique du gouvernement. Les autorités ouzbèkes affirment viser plus de 50 milliards de dollars d’investissements cette année, avec des financements orientés vers les secteurs de l’énergie, des mines, des transports, de la chimie, de la métallurgie et des technologies.
Au cours des derniers mois, le gouvernement a signé de nouveaux accords avec des investisseurs de Chine, des Émirats arabes unis, d’Arabie saoudite, de Corée du Sud et de plusieurs pays européens. Ces accords portent notamment sur des projets de zones industrielles, d’énergies renouvelables, de transformation minérale et de modernisation des infrastructures.
Les exportations poursuivent également leur progression régulière. Après avoir augmenté de plus de 20 % en 2025, les exportations ouzbèkes ont maintenu de solides performances en 2026, soutenues par la demande en or, automobiles, textiles, produits chimiques et services numériques.
Les relations commerciales avec les pays voisins d’Asie centrale, ainsi qu’avec les marchés du Moyen-Orient et de l’Europe, se sont renforcées ces derniers mois, alors que l’Ouzbékistan cherche à diversifier ses débouchés à l’exportation et à réduire sa dépendance aux marchés traditionnels des matières premières.
L’industrie automobile du pays reste l’un des exemples les plus visibles de cette expansion industrielle. Les volumes de production ont continué d’augmenter au début de 2026 après une forte progression manufacturière l’année précédente. Les autorités encouragent également une plus grande localisation de la production de pièces automobiles afin de renforcer les chaînes d’approvisionnement nationales et d’accroître les capacités d’exportation.
Les tendances actuelles indiquent que l’Ouzbékistan réduit progressivement sa dépendance aux exportations de matières premières en investissant davantage dans l’industrie manufacturière et les secteurs à forte valeur ajoutée.
Le secteur technologique s’impose lui aussi comme un important moteur de croissance. Les investissements dans les infrastructures numériques, les parcs informatiques et les programmes de soutien aux start-up ont favorisé la hausse des exportations de services technologiques ainsi qu’un intérêt croissant des entreprises technologiques étrangères pour le marché ouzbek.
Les responsables gouvernementaux présentent de plus en plus l’Ouzbékistan comme un futur centre régional pour l’externalisation, le développement de logiciels et l’innovation numérique, notamment à l’heure où les entreprises mondiales recherchent des pôles technologiques à moindre coût en dehors des marchés traditionnels.
Les transferts de fonds des travailleurs migrants continuent également de soutenir l’économie malgré la volatilité des marchés extérieurs. La majorité de ces transferts provient toujours de Russie et constitue une source de revenus essentielle pour de nombreux ménages, contribuant au maintien de la consommation et à la stabilité monétaire.
Dans le même temps, plusieurs risques persistent. L’inflation continue d’exercer une pression sur les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, tandis que l’augmentation de la dette extérieure suscite des inquiétudes chez certains observateurs financiers internationaux.
Parmi les autres risques figurent les fluctuations des marchés mondiaux des matières premières ainsi qu’un ralentissement de la croissance économique chez plusieurs partenaires commerciaux clés de l’Ouzbékistan.
Malgré cela, l’intérêt des investisseurs pour l’Ouzbékistan reste soutenu dans le cadre de la stratégie de développement à long terme « Ouzbékistan-2030 », qui prévoit des programmes de privatisation, l’expansion du secteur privé, la modernisation des infrastructures et une intégration plus profonde à l’économie mondiale.
Les évolutions récentes montrent que ces réformes visent à renforcer la position de l’Ouzbékistan comme l’un des principaux centres économiques d’Asie centrale au cours de la prochaine décennie, tout en accélérant la transition du pays vers une économie plus diversifiée et modernisée.