« Dans le désert irakien, deux avant-postes israéliens sont restés secrets pendant des mois », rapporte le New York Times.
« Selon des responsables régionaux, Israël a passé plus d’un an à préparer un site clandestin en Irak pour soutenir ses opérations contre l’Iran. Des responsables irakiens ont ensuite confirmé l’existence d’une seconde base », précise le journal.
« Awad al-Shammari, un berger, était parti faire des courses en pickup, a raconté son cousin au New York Times. Au lieu de rentrer chez lui, il aurait découvert par hasard un secret militaire israélien jalousement dissimulé dans le désert irakien. Sa famille estime que cette découverte lui a coûté la vie : selon trois témoins présents dans un campement bédouin, un hélicoptère aurait ouvert le feu sur lui. »
« Entre le début de ce qui allait devenir son dernier voyage et son issue tragique, Awad al-Shammari avait alerté le commandement militaire régional irakien sur ce qu’il avait observé : des soldats, des hélicoptères et des tentes installés autour d’une piste d’atterrissage. D’après de hauts responsables irakiens et régionaux, Israël exploitait sur place une base destinée à soutenir ses opérations militaires contre l’Iran, allié régional de Bagdad », poursuit le quotidien américain.
« L’existence d’un avant-poste israélien en Irak avait déjà été évoquée par le Wall Street Journal. Mais des responsables irakiens ont indiqué au New York Times qu’une autre base, jusqu’ici non révélée, existait également dans le désert de l’ouest irakien », ajoute le journal.
« La base découverte par Awad al-Shammari était antérieure au conflit actuel opposant les États-Unis, Israël et l’Iran, selon des responsables de la sécurité régionale. Elle aurait été utilisée pendant la guerre de douze jours contre Téhéran en juin 2025. Toujours selon un responsable régional, les forces israéliennes avaient commencé à préparer la construction de cette base provisoire dès la fin de l’année 2024, en repérant des sites isolés susceptibles d’être utilisés lors de futurs affrontements. Sollicitée à plusieurs reprises, l’armée israélienne a refusé de commenter l’existence de ces installations ainsi que la mort d’Awad al-Shammari », conclut le quotidien new-yorkais.