Lors du sommet Russie–Asie centrale qui s’est tenu à Douchanbé, au Tadjikistan, Poutine a déclaré :
« Si le président Trump met en œuvre son plan pour Gaza avec succès, ce sera un événement historique. Nous soutenons les initiatives américaines au Moyen-Orient, mais la question la plus importante reste la création d’un État palestinien. »
Cette déclaration intervient alors qu’un cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas a été annoncé récemment. L’accord prévoit une feuille de route en plusieurs phases, comprenant notamment la fin des hostilités, l’échange de prisonniers, la reconstruction de Gaza et l’instauration d’une nouvelle gouvernance dans le territoire.
La Russie soutient prudemment les efforts américains
Traditionnellement opposée à de nombreuses positions américaines sur la scène internationale, la Russie semble cette fois ouverte à une coopération. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié le plan de Trump de « prometteur », tandis que le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, l’a décrit comme « la meilleure option disponible actuellement », tout en soulignant l'absence de solution concrète concernant la Cisjordanie.
Vladimir Poutine a, de son côté, réaffirmé l’engagement de la Russie en faveur de la solution à deux États, affirmant qu’elle constitue la seule voie vers une paix durable entre Israéliens et Palestiniens.
« Sans la création d’un État palestinien, il n’y aura pas de paix à long terme dans la région », a-t-il souligné.
Ce que prévoit le plan Trump pour Gaza
Le plan de cessez-le-feu, présenté par Donald Trump, repose sur plusieurs points clés :
Le retrait progressif des forces israéliennes des zones densément peuplées de Gaza ;
L’échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens ;
Le déploiement d’observateurs internationaux pour surveiller le respect des accords ;
La reconstruction de Gaza, sous supervision internationale, notamment arabe et occidentale ;
L’établissement d’une gouvernance intérimaire à Gaza, ouvrant la voie à des discussions sur la création d’un État palestinien indépendant.
Certaines puissances du Golfe ont accueilli favorablement cette initiative, tandis que d’autres pays de la région se montrent plus réservés face à sa mise en œuvre concrète.
Des obstacles à surmonter
Malgré les signaux encourageants de la communauté internationale, plusieurs obstacles majeurs persistent :
Le Hamas et d’autres factions palestiniennes n’ont pas encore officiellement approuvé le plan ;
Des divisions internes en Israël, notamment sur les concessions à accorder, fragilisent le consensus politique ;
La mise en œuvre pratique de l’accord reste incertaine, en particulier si les tensions sur le terrain venaient à ressurgir.
Néanmoins, des analystes estiment que le rare alignement entre Moscou et Washington sur ce dossier pourrait renforcer les chances de succès du cessez-le-feu.
Informations complémentaires :
Le président Donald Trump propose de déployer 200 membres du personnel américain pour superviser l’application du cessez-le-feu. Ces forces ne seraient toutefois pas présentes directement à l’intérieur de Gaza.
La Russie a affirmé être prête à collaborer avec les États-Unis ainsi qu’avec les pays arabes pour assurer la pérennité de l’accord.
Il s’agit de la première fois depuis des années que Moscou affiche un soutien clair à une initiative diplomatique américaine au Moyen-Orient.