VISA À VOLONTÉ POUR LES CITOYENS RUSSES ? LA HONGRIE APPELÉE À S’EXPLIQUER AUPRÈS DE BRUXELLES

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5 Août 2024 19:33
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VISA À VOLONTÉ POUR LES CITOYENS RUSSES ? LA HONGRIE APPELÉE À S’EXPLIQUER AUPRÈS DE BRUXELLES

Début juillet, à l'occasion du début de la présidence hongroise du Conseil de l'UE et du voyage controversé de Viktor Orbán à Moscou, le pays a étendu la carte nationale aux citoyens de Russie et du Bélarus. Elle était auparavant ouverte aux demandeurs d'Ukraine, de Bosnie-Herzégovine, de Macédoine du Nord, de Moldavie, du Monténégro et de Serbie.

Budapest affirme que nombre de ces travailleurs seront employés dans la construction d'une centrale nucléaire utilisant la technologie russe, dont M. Orbán a insisté pour qu'ellesoit épargnée par les sanctions.

Dans une lettre adressée au ministère hongrois de l'intérieur, datée du 1er août, Ylva Johansson, commissaire européenne chargée des affaires intérieures s'interroge sur les nouveaux changements apportés au système de carte nationale du pays, qui simplifie les procédures de visa et les contrôles de sécurité des antécédents pour les "travailleurs invités" dans des secteurs spécifiques.

« Nous devons rester vigilants alors que la Russie utilise tous les outils non conventionnels pour déstabiliser l'Union européenne et ses valeurs », a précisé la commissaire européenne dans sa missive.

Au cours de l'été 2022, l'UE a suspendu son accord de facilitation des visas avec la Russie et a accepté d'intensifier l'examen des futures demandes soumises par les touristes russes.

La carte nationale hongroise pourrait mettre en péril ce cadre collectif, prévient la commissaire Johansson, car elle pourrait affaiblir l'obligation d'"évaluer si les individus qui franchissent la frontière extérieure constituent une menace pour l'ordre public, la sécurité intérieure, la santé publique ou les relations internationales", ainsi que l'application des sanctions.

Budapest a jusqu'au 19 août pour répondre à une série de questions annexées à la lettre du commissaire, qui n'ont pas été rendues publiques. Ensuite, Bruxelles "tirera les conséquences qui s'imposent".