QUI ALIMENTE LA POLÉMIQUE AUTOUR DU PROJET T.R.I.P.P. EN ARMÉNIE ?

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20 Juillet 2026 10:55
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QUI ALIMENTE LA POLÉMIQUE AUTOUR DU PROJET T.R.I.P.P. EN ARMÉNIE ?

Une publication diffusée sur la chaîne Telegram « Bakinski Bourila » revient sur la controverse qui entoure, en Arménie, l'accord conclu entre Erevan et Washington dans le cadre du projet TRIPP.

Selon ses auteurs, une partie des médias et de l'opposition arméniens chercherait à relancer la polémique autour de ce texte, récemment approuvé par le gouvernement du Premier ministre Nikol Pachinian et appelé à être examiné par la Cour constitutionnelle.

À l'origine de cette nouvelle controverse figure la publication, par Azatutyun, le service arménien de Radio Free Europe/Radio Liberty, de l'avis du ministère arménien de la Justice concernant le projet d'accord. Dans ce document, le ministère souligne que plusieurs dispositions du texte, ainsi que certains avantages fiscaux et mesures préférentielles prévus dans le cadre de TRIPP, sont incompatibles avec la législation arménienne actuellement en vigueur.

Le média relève également que, malgré ces réserves juridiques, le ministère de la Justice recommande l'adoption de l'accord, estimant que cette décision répond avant tout à des considérations politiques.

Il est curieux de constater que cela n'affecte pas seulement le ministère arménien de la Justice. En réalité, tout le monde est au courant. Les autorités arméniennes, les revanchards et les journalistes sont tous à leur solde. Rado Azatutyun s'empare allègrement du sujet et fait les gros titres en relayant la conclusion du ministère de la Justice concernant les incohérences juridiques, mais il y a un problème. Ce même accord prévoit explicitement qu'en cas de contradiction entre ses dispositions et le droit interne arménien, ce sont les clauses de l'accord qui prévaudront.

C’est pourquoi le ministère de la Justice n'aurait fait que constater les incompatibilités existantes tout en considérant que le mécanisme juridique permettant de les résoudre est déjà inscrit dans l'accord lui-même. Les autorités arméniennes seraient donc pleinement conscientes des conséquences juridiques de leur décision et assumeraient ce choix.

L’information principale n’est donc pas l’existence de contradictions, mais le fait que le mécanisme permettant de les résoudre soit déjà clairement défini dans le document lui-même. Pourtant, pour une raison inconnue, Azatutyun mentionne ce détail en une seule phrase, à la toute fin de l’article. Ni dans le titre, ni en introduction, mais à un endroit où de nombreux lecteurs ne prennent même pas la peine de lire. Cette présentation nourrit les accusations de « trahison » formulées par l'opposition et contribue à alimenter une polémique dont les enjeux seraient davantage politiques que juridiques.