Le vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie et président du parti « Russie unie », Dmitri Medvedev, a déclaré qu'une rupture des relations de longue date entre Erevan et Moscou entraînerait inévitablement de graves conséquences pour les citoyens arméniens.
Selon le service de presse de la formation politique, Medvedev a accusé les pays occidentaux d'adopter une approche purement utilitariste à l'égard de l'Arménie. D'après lui, les États européens ne considèrent cette république que comme un instrument de leur confrontation avec la Russie, sans se soucier du bien-être du peuple arménien.
Il a également affirmé que les partenaires occidentaux cherchent délibérément à écarter de la scène politique arménienne toutes les forces favorables au maintien et au développement de relations bilatérales saines entre Moscou et Erevan.
Le responsable russe a en outre estimé que les pays européens ne se préoccupent aucunement des répercussions qu'aurait, sur le niveau de vie des citoyens ordinaires, la rupture de liens bâtis au fil des décennies. Parmi les exemples de ce qu'il qualifie d'influence extérieure destructrice, Medvedev a cité l'ingérence directe de l'Occident dans la récente campagne électorale en Arménie, la mise sous contrôle direct de l'appareil d'État, ainsi que les poursuites politiques engagées contre le dirigeant du parti d'opposition Arménie prospère, Gagik Tsaroukian.
En conclusion, le vice-président du Conseil de sécurité a souligné que la Russie jugerait les véritables intentions des autorités arméniennes actuelles uniquement à l'aune de leurs actes et de leurs décisions concrètes.