Dans un entretien exclusif, Boris Navasardyan, président d’honneur du Club de presse d’Erevan et participant à l’une de ces rencontres, souligne que cette initiative reste encore insuffisamment connue du grand public arménien. « Une partie de la société arménienne n’est pas encore informée de cette initiative. Entre les rencontres arméno-azerbaïdjanaises, nous nous efforçons de faire connaître ce processus le plus largement possible à nos concitoyens », explique-t-il.
Des attentes alignées sur le processus officiel
Selon lui, les attentes de ces échanges informels rejoignent celles du dialogue diplomatique officiel entre Bakou et Erevan. L’objectif demeure la résolution des nombreux différends qui persistent entre les deux capitales.
« Nous espérons que les contradictions et les désaccords existants pourront être surmontés. Bien entendu, les décisions finales relèvent des dirigeants et des gouvernements. Mais nous pensons que des solutions concrètes, des modèles et des options peuvent également être élaborés dans le cadre de nos rencontres », précise-t-il.
Donner du contenu à l’agenda de paix
Pour Boris Navasardyan, l’un des principaux défis actuels réside dans la nécessité de « remplir de contenu » l’agenda existant entre les deux pays. Autrement dit, au-delà des déclarations politiques, il s’agit de structurer un dialogue concret et productif entre les sociétés.
« L’agenda entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan nécessite un contenu substantiel ainsi qu’une communication active entre les représentants de nos sociétés civiles. C’est précisément cette double mission que nous tentons de remplir », affirme-t-il.
À travers ces initiatives, les acteurs non gouvernementaux entendent ainsi jouer un rôle complémentaire à celui des autorités, en favorisant la confiance, l’échange d’idées et l’émergence de solutions durables dans une région encore marquée par des décennies de tensions.