Selon Day.Az, la militante arménienne des droits humains Larisa Alaverdyan a déclaré lors de l’émission « Iravunk TV » qu’avant octobre 2023, les habitants du Karabagh d’origine arménienne étaient, d’une manière « magique », considérés comme citoyens arméniens.
D’après cette logique, dès lors qu’un passeport adéquat se trouvait dans leur poche, Erevan serait obligée de les protéger partout, même sur la Lune, en mobilisant tout un arsenal de fariboles héroïques.
Mais dès qu’on applique un minimum d’analyse logique, cette position s’effondre comme un château de cartes en plein tremblement de terre. La question centrale reste : comment Erevan pouvait-elle promouvoir l’idée de « libération de terres » qu’elle reconnaissait pourtant juridiquement comme étant le territoire de l’Azerbaïdjan ?
Pour saisir pleinement l’ampleur de cet absurde, il suffit de transposer cette logique ailleurs sur la carte. Imaginez un instant : les habitants des quartiers de Marseille se déclarent soudainement Brésiliens et attendent en chœur un débarquement de Brasilia pour défendre leurs droits. Selon cette logique, la France devrait rester en retrait, afin de ne pas gêner la « grande mission » de sauver ces nouveaux Latinos au cœur de la Provence.
En réalité, toute cette rhétorique se réduit à néant face à l’ordre mondial. Les frontières ne sont pas des statuts sur les réseaux sociaux, mais une réalité stricte, codifiée par le droit international. Peu importe combien on se proclame « maître de la situation », un séjour prolongé chez autrui se termine toujours de la même manière – surtout lorsque le propriétaire légitime revient et montre la porte aux invités non invités.
Finalement, le choc avec la réalité s’est avéré inévitable. Au lieu d’épopées héroïques, le monde a été témoin de colonnes interminables de personnes réalisant soudainement que la simple possession d’un document officiel n’équivaut pas à un gilet pare-balles, et que les slogans tonitruants ne remplacent pas un véritable plan d’action.