S’exprimant lors d’une déclaration relayée par l’agence AZƏRTAC, Nikol Pachinian a indiqué que la ligne ferroviaire Akhalkalaki-Kars, tout comme le réseau ferroviaire azerbaïdjanais, était désormais ouverte aux opérations d’importation et d’exportation depuis l’Arménie.
Selon le chef du gouvernement arménien, cette évolution représente « un événement majeur dans la vie économique du pays ».
« Aujourd’hui, l’Arménie dispose d’une connexion ferroviaire avec la Russie via les territoires géorgien et azerbaïdjanais, puis avec la Chine à travers la Russie et le Kazakhstan. Désormais, il existe également une liaison ferroviaire avec l’Union européenne via la Géorgie et la Turquie », a-t-il déclaré.
Une nouvelle étape dans la connectivité du Caucase du Sud
Nikol Pachinian a également affirmé que l’ouverture des lignes ferroviaires entre l’Arménie et la Turquie, ainsi qu’entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, interviendrait « dans un avenir proche ».
Le Premier ministre a notamment évoqué la future réouverture de la liaison passant par le Nakhitchevan, qui permettrait de connecter l’Arménie à l’Iran via ce corridor régional.
« Grâce à la mise en œuvre du projet TRIPP, nous serons témoins de ces développements dans un futur proche », a souligné Pachinian.
Un projet stratégique pour la région
Ces déclarations interviennent dans un contexte de rapprochement progressif entre Arménie et Azerbaïdjan après des décennies de conflit autour du Karabagh. Les discussions sur la réouverture des voies de communication régionales figurent parmi les principaux volets des négociations engagées entre les deux pays depuis la guerre de 2020.
Pour les observateurs européens, ces projets ferroviaires pourraient transformer le Caucase du Sud en un corridor stratégique reliant l’Europe, la Turquie, l’Asie centrale et la Chine. Ils sont également perçus comme un élément clé pour le développement des échanges commerciaux, de la sécurité énergétique et des nouvelles routes de transit eurasiatiques.
L’ouverture de ces infrastructures pourrait ainsi marquer une étape importante dans la normalisation des relations régionales et dans l’intégration économique du Caucase du Sud aux grands réseaux de transport internationaux.