Répondant aux accusations des autorités arméniennes, qui présentent l’opposition comme un « parti de la guerre », Robert Kotcharian a assuré qu’il ne comptait pas « remettre à zéro » les discussions engagées avec Bakou.
Selon lui, un éventuel accord de paix avec l’Azerbaïdjan devrait être accompagné de « garanties internationales », notamment d’une déclaration du Conseil de sécurité des Nations unies et de mécanismes clairement définis en cas de violation de l’accord.
Le rôle des garanties internationales au cœur du débat
Les propos de l’ancien chef de l’État interviennent dans un contexte où les négociations entre Arménie et l’Azerbaïdjan restent au centre du débat politique arménien, à l’approche d’échéances électorales et diplomatiques importantes.
La question des garanties internationales fait partie des sujets régulièrement évoqués dans les discussions autour d’un futur traité de paix entre les deux pays, après plusieurs décennies de conflit autour du Karabagh.
Les déclarations de Robert Kotcharian suscitent toutefois des réactions critiques dans certains milieux politiques et médiatiques. Ses opposants rappellent qu’au cours de sa présidence, l’Arménie n’avait pas appliqué les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU appelant au retrait des forces arméniennes des territoires azerbaïdjanais occupés à l’époque.
Une région en quête de stabilisation
Le processus de normalisation entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan demeure fragile malgré les avancées diplomatiques enregistrées depuis la guerre de 2020. Les deux pays poursuivent des discussions sur un accord de paix global, incluant la délimitation des frontières, la réouverture des voies de communication régionales et les garanties de sécurité.
Pour les observateurs européens, la poursuite des négociations est considérée comme essentielle à la stabilité du Caucase du Sud, une région devenue stratégique pour les corridors énergétiques et commerciaux reliant l’Europe à l’Asie.