LE PROCESSUS DE PAIX DANS L'IMPASSE DU FAIT DE LA QUESTION DU KARABAGH, RECONNAIT MIRZOYAN

Actualités
25 Mars 2026 15:26
33
LE PROCESSUS DE PAIX DANS L'IMPASSE DU FAIT DE LA QUESTION DU KARABAGH, RECONNAIT MIRZOYAN

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a révélé de nouveaux éléments issus d’une récente réunion à huis clos avec l’Azerbaïdjan, mettant en lumière un point de blocage majeur qui retarde la finalisation d’un accord de paix entre les deux parties, rapporte Armenpress.

S’exprimant lors d’une audition devant une commission parlementaire, Mirzoyan a indiqué que Bakou n’avait pas formellement exigé de modifications constitutionnelles de la part de l’Arménie, mais avait clairement fait savoir qu’il ne signerait pas l’accord de paix - pourtant déjà paraphé - tant que des références liées au Karabagh figureraient dans la Constitution arménienne.

« Lorsque nous affirmons que nous ne pouvons pas discuter de notre Constitution avec vous, car il s’agit d’une affaire intérieure à l’Arménie… ils répondent : “Très bien… nous vous informons simplement que tant que votre Constitution contiendra ces dispositions, nous ne sommes pas prêts à signer définitivement l’accord de paix” », a déclaré Mirzoyan en réponse à une question de la députée d’opposition Kristine Vardanyan.

Il a souligné qu’Erevan considère la signature et la ratification de l’accord de paix comme le moyen le plus efficace de dissiper ce qu’elle perçoit comme des interprétations erronées.

Le différend porte sur le préambule de la Constitution arménienne, qui renvoie à la Déclaration d’indépendance de 1990 et, indirectement, au Karabagh. L’Azerbaïdjan a soutenu à plusieurs reprises que cette mention constituait une revendication territoriale, une accusation rejetée par l’Arménie, qui s’appuie sur une décision de sa Cour constitutionnelle affirmant que cette référence n’implique pas de telles prétentions.

Selon Mirzoyan, cette question demeure l’un des principaux points de divergence entre les deux pays.

Parallèlement, l’administration du Premier ministre Nikol Pachinian a engagé un processus plus large de réforme constitutionnelle. Les autorités arméniennes assurent toutefois que ces changements s’inscrivent dans des projets internes de longue date et ne sont pas liés aux négociations avec l’Azerbaïdjan.