« Nous rejetons fermement les accusations anti-azerbaïdjanaises formulées par le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors de son intervention au Sénat français le 6 mai », a déclaré Aykhan Hajizada, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, rapporte Trend.
« Le discours du ministre français au sujet du “Haut-Karabakh”, en référence à la région du Karabakh - une partie intégrante du territoire souverain de l’Azerbaïdjan - est inacceptable.
Alors que les conditions d’une paix durable ont été créées dans la région à la suite de la guerre jugée légitime menée par l’Azerbaïdjan sur ses territoires souverains dans le respect des normes et principes du droit international, nous condamnons fermement ces déclarations provocatrices de la partie française, qui remettent en cause la souveraineté de l’Azerbaïdjan sur ses territoires et jettent le doute sur la protection du patrimoine culturel et religieux.
Il s’agit d’un exemple manifeste de deux poids, deux mesures : le ministre français, qui ignore la destruction de centaines de mosquées et d’autres sites du patrimoine culturel dans les territoires azerbaïdjanais durant l’occupation arménienne, commente aujourd’hui la démolition de certaines structures datant de cette période d’occupation et fait des références inappropriées à la procédure devant la Cour internationale de Justice.
Les monuments historiques et religieux situés sur les territoires souverains de l’Azerbaïdjan constituent notre patrimoine national et culturel et sont protégés indépendamment de leur origine, de leur appartenance religieuse ou de leur caractère laïque.
Les appels de la France en faveur du déploiement d’une mission d’évaluation de l’UNESCO dans la région du Karabagh constituent une déformation évidente de la réalité. C’est l’Azerbaïdjan qui a, à plusieurs reprises, demandé l’envoi de telles missions d’évaluation, mais leur mise en œuvre a malheureusement été entravée précisément par les obstacles bien identifiés créés par des pays tels que l’Arménie et la France. Ce fait a d’ailleurs été confirmé par le rapport de l’UNESCO de 2005.
De telles déclarations du ministre français ne contribuent pas à une paix durable et pérenne dans la région », a conclu Aykhan Hajizada.