PRESIDENT ILHAM ALIYEV ET LES DIRIGEANTS DE L’ORGANISATION DES ÉTATS TURCIQUES POSENT LES FONDATIONS D’UN NOUVEL ORDRE ECONOMIQUE

Actualités
17 Octobre 2025 17:47
1 542
PRESIDENT ILHAM ALIYEV ET LES DIRIGEANTS DE L’ORGANISATION DES ÉTATS TURCIQUES POSENT LES FONDATIONS D’UN NOUVEL ORDRE ECONOMIQUE

Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, a déjà entamé une série de rencontres bilatérales avec les participants de ce sommet stratégique.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a esquissé l’ordre du jour de cette réunion importante : « Demain à Gabala, nos dirigeants discuteront de la construction d’un monde turcique plus résilient face aux crises actuelles. » Cette déclaration révèle, au-delà du langage diplomatique, une volonté commune de renforcer l’unité et la coopération entre les pays membres de l’OET.

Une vision commune au-delà des alliances traditionnelles

Ce qui rend cette dynamique particulièrement remarquable, c’est que les États membres de l’OET appartiennent à différents blocs géopolitiques : l’Azerbaïdjan suit une politique étrangère indépendante, la Turquie et la Hongrie sont membres de l’OTAN (et l’Union européenne pour la Hongrie), tandis que le Kazakhstan et le Kirghizistan font partie de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) et de l’Union économique eurasiatique (UEEA). Malgré ces affiliations diverses, les pays turcophones montrent aujourd’hui une convergence d’intérêts sans précédent.

Au lendemain de l’effondrement de l’URSS, les sommets entre États turcophones suscitaient scepticisme et moqueries : on parlait d’échanges culturels, de concerts, de festivals, mais rarement d’un projet géopolitique sérieux. Cette époque est désormais révolue.

Une alliance fondée sur des intérêts stratégiques concrets

Les relations entre l’Azerbaïdjan et la Turquie illustrent aujourd’hui une coopération exemplaire. Leur alliance s’est consolidée à travers la Déclaration de Choucha, qui scelle un partenariat militaire stratégique. Les pays d’Asie centrale, quant à eux, s’équipent désormais en armement turc, marquant une rupture avec leur dépendance traditionnelle envers la Russie.

Mais c’est dans le domaine des infrastructures que se joue aujourd’hui la véritable révolution géopolitique. Sous l’impulsion du président Ilham Aliyev, l’Azerbaïdjan a réalisé une transformation profonde de son réseau logistique, ce qui en fait aujourd’hui un acteur incontournable des grands projets de connectivité eurasiatique.

Le corridor transcaspien : colonne vertébrale d’un monde turcique intégré

Les projets logistiques majeurs, notamment le Corridor transcaspien et la route du Milieu (Middle Corridor), traversent l’Azerbaïdjan pour rejoindre la Turquie, créant ainsi une artère vitale reliant l’Asie centrale à l’Europe. Le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, et d'autres États de la région jouent un rôle actif dans ces initiatives, qui intéressent désormais aussi l’Union européenne. La commissaire européenne à l’élargissement, Marta Kos, l’a affirmé récemment : l’Azerbaïdjan est un partenaire clé pour le développement du Corridor transcaspien.

Ce nouvel élan économique confère à l’OET une base solide pour un avenir commun. Il ne s’agit plus seulement d’une union culturelle, mais d’une structure régionale avec une vision économique partagée et des projets concrets à l’échelle continentale.

Vers un avenir intégré du monde turcique

L’OET s’affirme désormais comme un pôle géopolitique alternatif, capable de s’appuyer sur des infrastructures solides et une vision stratégique commune. L’ouverture du corridor de Zanguezour – également appelé le « trajet Trump » dans le cadre d’un autre projet régional – viendra encore renforcer cette dynamique.

En posant les bases d’un nouvel ordre économique fondé sur la connectivité, l’indépendance stratégique et la coopération régionale, Ilham Aliyev et les dirigeants de l’OET montrent que le monde turcique n’est plus un simple concept culturel, mais une réalité géopolitique en pleine ascension.