À la lumière de cette étude publiée par le gouvernement samedi 2 septembre, 145 morts violentes au sein du couple ont été plus largement recensées au cours de l’année 2022. Le rapport relève une forte hausse (45 %) de tentatives d’homicides au sein du couple, avec 366 faits (dont 267 victimes féminines) enregistrés en 2022, contre 251 en 2021.
« Le profil type de l’auteur n’a pas changé. Il est majoritairement masculin (84 %), le plus souvent en couple, de nationalité française, âgé de 30 à 49 ans et n’exerçant pas ou plus d’activité professionnelle », résume également le ministère. Les femmes victimes (81 %) sont, quant à elles, le plus souvent de nationalité française, âgées de 30 à 49 ans et sans emploi.
La dispute (26 %) et le refus de la séparation (23 %) demeurent les principaux mobiles du passage à l’acte. Les faits sont en majorité commis au domicile du couple, de la victime ou de l’auteur (87 %), sans préméditation, principalement avec une arme blanche (43 %) ou une arme à feu (20 %).
Les départements qui enregistrent le plus de faits sont le Nord (sept victimes féminines et deux masculines), les Alpes-Maritimes et le Rhône (respectivement cinq victimes féminines), puis la Seine-Saint-Denis (quatre victimes féminines et une masculine).
Cette étude du gouvernement a été publiée deux jours après le meurtre à la machette d’une femme en pleine rue, dans un village de Savoie. Son ex-mari, interpellé vendredi, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour assassinat. Au 02/08/2023, on dénombrait 75 féminicides depuis le début de l'année.
Le féminicide est défini comme « le meurtre de femmes ou de filles en raison de leur sexe ». Pour autant la notion n’a, à ce jour, aucune existence juridique en France. l’État français qui dénombre les assassinats au sein du couple, ne distingue pas les homicides des féminicides puisque le mot n’existe pas dans le code pénal.