LA RUSSIE ET L’IRAN PRÉVOIENT DE LANCER EN 2027 LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DE LA LIGNE FERROVIAIRE RASHT-ASTARA

Actualités
15 Octobre 2026 19:30
36
LA RUSSIE ET L’IRAN PRÉVOIENT DE LANCER EN 2027 LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DE LA LIGNE FERROVIAIRE RASHT-ASTARA

La Russie et l’Iran prévoient de lancer en 2027 les travaux de construction de la ligne ferroviaire Rasht-Astara, dans le nord de l’Iran. Ce projet devrait renforcer les liaisons de transport entre les deux pays via l’Azerbaïdjan, dans le cadre du Corridor international de transport Nord-Sud (INSTC).

Sergueï Pavlov, premier directeur général adjoint des Chemins de fer russes (RZD), a annoncé ce calendrier en marge de la huitième édition du Forum international d’affaires sur le transport et la logistique New Silk Way, rapporte l’agence Interfax.

Selon lui, les travaux devraient durer trois ans, conformément aux dispositions de l’accord intergouvernemental conclu entre Moscou et Téhéran.

« Le projet est en cours et les travaux d’études sont déjà engagés. Bien qu’ils aient débuté plus tôt cette année, ils ont été interrompus en raison des opérations militaires. Les activités ont toutefois désormais pleinement repris », a déclaré Sergueï Pavlov.

Les études préalables au projet ont commencé en mai 2025. La ligne ferroviaire, d’une longueur prévue de 162 kilomètres, comprendra huit nouvelles gares, 56 viaducs, 73 ponts et 30 passages supérieurs.

Le coût total du projet est estimé à 1,6 milliard d’euros, dont 1,3 milliard devrait être financé par la Russie.

Une fois mise en service, la ligne devrait permettre d’assurer un trafic annuel de marchandises d’au moins 15 millions de tonnes.

Le rôle de l’Azerbaïdjan dans le corridor Nord-Sud

La ligne ferroviaire Rasht-Astara constitue un maillon manquant essentiel de la branche occidentale du Corridor international de transport Nord-Sud, qui relie la Russie à l’Iran en passant par l’Azerbaïdjan.

La future ligne reliera la ville iranienne de Rasht à Astara, à la frontière entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. Elle permettra ainsi d’assurer la continuité du trafic ferroviaire à travers le réseau existant de l’Azerbaïdjan, en direction de la Russie.

La liaison ferroviaire d’Astara, en Azerbaïdjan, ainsi que les infrastructures frontalières du pays, constituent donc des éléments importants de ce projet d’ensemble. Elles assurent la jonction entre le tronçon ferroviaire iranien et le réseau azerbaïdjanais.

À l’heure actuelle, l’absence de liaison ferroviaire complète du côté iranien freine le développement d’un transport continu de marchandises par rail sur cet itinéraire. Cette situation impose des transferts de cargaisons entre différents modes de transport.

L’achèvement du tronçon Rasht-Astara permettrait de lever cet obstacle et de faciliter la circulation des marchandises entre la Russie, l’Azerbaïdjan, l’Iran et les marchés situés plus au sud.

Pour l’Azerbaïdjan, ce projet revêt une importance particulière, compte tenu de sa position de pays de transit sur la branche occidentale du corridor Nord-Sud. Le renforcement des liaisons ferroviaires pourrait accroître les flux de marchandises transitant par son territoire et stimuler l’utilisation de ses infrastructures de transport.

Selon le calendrier prévisionnel, la ligne devrait être achevée aux alentours de 2030, à condition que les travaux commencent en 2027 et se déroulent conformément au programme établi.

Par Akbar Novruz