Selon le Financial Times, qui cite les données du cabinet spécialisé Kpler, les États membres de l'UE ont acheté 9,89 millions de tonnes de GNL à l'usine russe entre janvier et juin 2026. Ce volume représente une hausse de 18 % par rapport à la même période de l'année précédente. La valeur de ces importations est estimée à environ 6 milliards d'euros.
Les principaux importateurs ont été la France, la Belgique et l'Espagne, qui continuent de jouer un rôle central dans les achats européens de gaz naturel liquéfié en provenance de Russie.
Cette augmentation intervient alors que l'Union européenne poursuit son objectif de réduction de sa dépendance énergétique à l'égard de Moscou. À partir du 1er janvier 2027, les États membres ne pourront plus importer de GNL russe dans le cadre de contrats de long terme. Les restrictions visant les contrats à court terme sont déjà en vigueur depuis le printemps 2026.
Le projet Yamal LNG est exploité par un consortium réunissant le groupe russe Novatek, qui détient 50,1 % du capital, le groupe français TotalEnergies (20 %), la China National Petroleum Corporation (CNPC) (20 %) et le Fonds chinois de la Route de la soie (9,9 %).
TotalEnergies a conservé sa participation dans le projet après le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. Le groupe français a toutefois indiqué qu'il pourrait être contraint de s'en désengager à la suite de l'entrée en vigueur de nouvelles sanctions européennes, qui interdisent notamment aux entreprises de l'Union d'acheter du GNL russe destiné à être revendu en dehors du marché européen.