IRAKLI KOBAKHIDZE QUALIFIE LA STRATÉGIE DE L’OPPOSITION DE « TRAHISON DE L’ÉTAT ». DES OPPOSANTS SONT DÉSIGNÉS.

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10 Juillet 2026 20:45
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IRAKLI KOBAKHIDZE QUALIFIE LA STRATÉGIE DE L’OPPOSITION DE « TRAHISON DE L’ÉTAT ». DES OPPOSANTS SONT DÉSIGNÉS.

Le Premier ministre géorgien, Irakli Kobakhidze, a qualifié de « trahison de l’État » la stratégie de l’opposition consistant à organiser des manifestations dans le pays tout en appelant la communauté internationale à imposer des sanctions contre le gouvernement.

Il réagissait à une publication sur les réseaux sociaux de Nika Gvaramia, dirigeant de la coalition d’opposition ‘Coalition pour le changement’, qui avait résumé la stratégie de l’opposition par la formule : « Des manifestations à l’intérieur, des sanctions à l’extérieur », rapporte News.Az, citant News Georgia.

À peine une heure après cette publication, le chef du gouvernement a souligné que Gvaramia et plusieurs autres dirigeants de l’opposition faisaient déjà l’objet d’une enquête dans une affaire que les autorités présentent comme un dossier de sabotage.

« Cette enquête a été ouverte précisément en raison de cette approche ("des manifestations à l’intérieur, des sanctions à l’extérieur"). C’est une démarche perfide qui, au sens le plus large, est de nature criminelle. Il appartiendra aux autorités chargées de l’enquête d’en déterminer la qualification juridique. Il ne s’agit de rien de moins qu’une trahison envers son propre pays », a déclaré Irakli Kobakhidze.

Selon News Georgia, l’enquête pénale évoquée par le Premier ministre a été ouverte par le parquet géorgien en novembre dernier. Elle vise huit figures de premier plan de l’opposition, parmi lesquelles l’ancien président Mikheïl Saakachvili, Elene Khoshtaria, Zurab Japaridze, Giorgi Vachadze, Nika Melia, Mamuka Khazaradze, Badri Japaridze et Nika Gvaramia.

D’après les enquêteurs, Elene Khoshtaria, Zurab Japaridze et Giorgi Vachadze sont accusés d’avoir contribué à obtenir des sanctions internationales contre près de 300 citoyens géorgiens, parmi lesquels des responsables publics et des chefs d’entreprise. Le parquet affirme que ces responsables politiques ont transmis à des représentants étrangers de fausses informations selon lesquelles Tbilissi aurait aidé à contourner les sanctions sur les importations de produits pétroliers et que l’espace aérien géorgien aurait été utilisé pour faciliter le transfert de drones militaires iraniens vers la Russie.

Par ailleurs, sept des dirigeants de l’opposition - tous à l’exception de Mikheïl Saakachvili, actuellement emprisonné - sont accusés d’avoir tenté de radicaliser les manifestations de rue après les élections législatives de 2024, en affirmant que le scrutin avait été truqué.

S’agissant de Mikheïl Saakachvili, le parquet indique que les poursuites engagées contre lui sont fondées sur des publications diffusées sur les réseaux sociaux, que les autorités considèrent comme des appels au renversement du gouvernement.