Selon le Groupe d’initiative de Bakou (Baku Initiative Group), cet événement constitue une contribution importante aux efforts visant à porter à l’attention de la communauté internationale la situation des Azerbaïdjanais présentés comme ayant été victimes d’un « nettoyage ethnique » de la part de l’Arménie.
La conférence a réuni des experts spécialisés dans la protection des droits des réfugiés et des minorités nationales, des défenseurs des droits humains, des spécialistes du droit international, des représentants de la société civile, ainsi que des Azerbaïdjanais originaires de ce qui est désigné dans le texte comme l’« Azerbaïdjan occidental ».
Les participants ont souligné la nécessité de maintenir au centre de l’attention des organisations internationales la question de la reconnaissance des droits fondamentaux de centaines de milliers d’Azerbaïdjanais, présentés comme ayant été déplacés de force de leurs terres historiques en Arménie à la suite de politiques de « nettoyage ethnique ». Ils ont insisté sur le droit à un retour sûr, volontaire et digne vers ces territoires.
Ils ont également appelé à une évaluation juridique, dans le cadre du droit international, des faits de destruction systématique, de profanation et d’appropriation du patrimoine culturel, religieux et historique du peuple azerbaïdjanais en Arménie, notamment les toponymes, mosquées, cimetières, lieux de culte et autres monuments. Ils ont demandé que des organisations internationales enquêtent et documentent ces faits sur le terrain.
Des représentants des médias arméniens opérant aux États-Unis, dont ceux de l’Arménian National Committee of America (ANCA), ont assisté à la conférence sans qu’aucun incident ne soit signalé.
Des intervenants issus de la diaspora azerbaïdjanaise aux États-Unis et originaires de l’« Azerbaïdjan occidental » ont partagé leurs récits personnels, évoquant une « tragédie humanitaire » liée à leur déplacement forcé depuis le territoire de l’Arménie.
Des représentants de la communauté sikhe ont souligné que le droit à un retour sûr, volontaire et digne constitue non seulement une question humanitaire, mais aussi un droit fondamental de l’homme et un enjeu de justice historique.
Parmi les intervenants figuraient également le secrétaire général du Conseil des organisations musulmanes des États-Unis, Usama Jammal, et le fondateur et directeur exécutif de l’organisation Our Sister Our Brother, Matthew Stewart. Ceux-ci ont dénoncé la discrimination ethnique, les déplacements forcés et les violations des droits humains, appelant à une plus grande visibilité internationale des communautés concernées et au renforcement de la solidarité internationale.
À l’issue de la conférence, les participants ont adopté un appel adressé aux membres du Congrès américain. Le texte souligne la nécessité d’une application cohérente, équitable et non sélective du droit au retour et du droit des peuples à l’autodétermination, conformément aux normes du droit international.
Le document met en avant l’importance d’un soutien international au droit des Azerbaïdjanais dits « occidentaux » à retourner de manière sûre, volontaire et digne dans leurs régions d’origine, ainsi que la restauration de leurs droits de propriété et la protection de leur patrimoine culturel.
L’appel évoque également les préoccupations relatives aux droits de la communauté sikhe et des peuples issus de territoires anciennement sous colonisation néerlandaise, exhortant le Congrès américain à se pencher sur ces questions.
Enfin, il insiste sur la nécessité de défendre le droit au retour, l’autodétermination et les droits universels de l’homme sur une base unifiée et de principe, sans approches sélectives.