DEUX ANCIENS AMBASSADEURS DE FRANCE À BAKOU RENDENT HOMMAGE À HEYDAR ALIYEV

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1 Septembre 2023 14:43
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DEUX ANCIENS AMBASSADEURS DE FRANCE À BAKOU RENDENT HOMMAGE À HEYDAR ALIYEV

Cet événement, animé par Elnar Mammadli, directeur du département des relations internationales et publiques de "IMZA" et présentateur vedette de la télévision nationale AZTV, , réunissait, en présentiel et en visio-conférence, des députés du Parlement azerbaïdjanais, des politologues, des experts politiques et des ambassadeurs de divers pays du monde, dont la Turquie, le Pakistan, les États-Unis, la Russie, la Géorgie, la France, l'Allemagne, L'Italie et Israël, qui ont travaillé en Azerbaïdjan à l'époque de Heydar Aliyev, D'autres personnalités sont venues apporter leur témoignage, comme le photographe Reza, l'historien Elchin Ahmedov ou la productrice Anastasia Lavrina.

Ainsi que l’ont rappelé l’ensemble des diplomates en poste à Bakou à l’époque de Heydar Aliyev, celui-ci a été l’artisan du passage d’une république de l’URSS à une république indépendante et autonome. Un passage souvent difficile, que peu ont totalement réussi, puisqu’il s’agissait ni plus ni moins de rebâtir une nation après plus de 70 ans de joug soviétique.
C’est précisément ce que le président Heydar Aliyev a su faire. Il a été un rassembleur, et a permis, grâce à une intelligente politique de partenariat avec des grandes entreprises internationales, à assurer la croissance économique de l’Azerbaïdjan. Il a également réussi de façon magistrale à unir les peuples présents dans ce pays très cosmopolite et à faire de l’Azerbaïdjan un modèle de multiculturalisme. Sous son impulsion, l’Azerbaïdjan a su recouvrer les valeurs qu’il avait mis en pratique au moment de la première république de 1918.

Jean Perrin a été le premier ambassadeur de France à Bakou, de 1992 à 1996. « J’avais déjà rencontré Heydar Aliyev avant qu’il ne soit au pouvoir, au Nakhchivan, et j’avais été très impressionné par sa personnalité. », s'est-il souvenu avec une visible émotion.
« On compare souvent sa personnalité avec celle du général de Gaulle, parce qu’ils ont tous les deux traversé un siècle de tragédies, avec le nazisme, la seconde guerre mondiale, Des Azerbaïdjanais ont aussi participé en France à la résistance contre l’envahisseur nazi. Et comme le chef de la France libre, Heydar Aliyev a su sortir son pays du chaos et le conduire à une véritable indépendance.
Je me suis retrouvé à Bakou au début de 1992, premier ambassadeur de France en Azerbaïdjan, et deuxième ambassadeur étranger après la Turquie. La France a en effet été le second pays à envoyer un ambassadeur à Bakou. Heydar Aliyev a également accompli sa première visite à l’étranger en France en décembre 1993, un traité d’amitié a été signé avec le président Mitterrand, Heydar Aliyev comptait beaucoup sur la France pour jouer un rôle dans le conflit avec les Arméniens parce que la communauté arménienne est importante en France, »

« Heydar Aliyev était un homme chaleureux, il écoutait ce que vous lui disiez. Chasue fois que je l’ai rencontré, j’ai ressenti ce sentiment de confiance, d’amitié, »

Jean-Pierre Ginhut a été le second ambassadeur à Bakou, nommé par Jacques Chirac, de 1996 à 2001. Il a rappelé l’estime et l’admiration qu’il avait pour Heydar Aliyev :
« Il a été en quelque sorte mon professeur. J’étais très heureux et impressionné d’être face à un homme d’État de cette envergure. Lorsqu’on arrive dans un pays que l’on ne connaît pas , on s’intéresse d’abord à son environnement politique. Concernant l’Azerbaïdjan, c’était un environnement difficile puisque c’est un pays enclavé. Sa chance a été que Heydar Aliyev ait pu rentrer sain et sauf dans son pays et en prendre les commandes. La question était de savoir comment un homme de cette carrure politique internationale, puisqu’il fut à un moment le N°2 de l’Union Soviétique, allait réussir à transformer son pays en un pays dont on parle parce qu’il a une importance.
Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan a une importance politique, stratégique et économique. Sur le plan économique, le fait marquant a été d’avoir ouvert la partie azerbaïdjanaise de la mer Caspienne aux investissements étrangers, aux technologies étrangères. »

« J’ai noué, sous l’impulsion du président Chirac des liens étroits et personnels, ce qui nous a permis d’aligner, ce qui n’est pas toujours facile en diplomatie, les concepts politiques azerbaïdjanais et français.» a-t-il conclu.

Comme l’ambassadeur Jean Perrin, le faisait remarquer, le président Heydar Aliyev comptait sur la France dans la conflit avec l’Arménie. Malheureusement, profitant de la situation difficile pour l’Azerbaïdjan qui a suivi la fin de l’ère soviétique, L'Arménie a envahi et occupé une partie de l’Azerbaïdjan, avec les drames humains et les destructions que l’on connaît.

Ainsi que l’on souligné les intervenants, parmi lesquels Khayyam Askerov, président de l '« IMZA », les anciens ambassadeurs de Turquie, des États-Unis, d'Italie, de Géorgie Hulusi Kılıç, Matthew Bryzan, Margarita Costan, Zurab Gumberidze, l'expert politique israélien Mikhaïl Finkelin, : à la disparition d’Heydar Aliyev, il fallait poursuivre le travail entrepris.
Il fallait passer à la phase la plus délicate : rétablir d’intégrité du pays, sans désir de vengeance, et seulement guidé par le respect des lois internationales et du respect des peuples. La victoire de 2020 a été l’expression et l’aboutissement de cette volonté.
Le président Ilham Aliyev mène aujourd’hui un combat majeur : celui de la reconstruction des villes dévastées lors de l’occupation et le retour de ses habitants, ce qui se déroule en ce moment à une vitesse impressionnante, et bien sûr le retour de Khankendi dans le giron de la mère-patrie.

En conclusion, il a été rappelé que , dans le contexte particulièrement difficile de la géopolitique mondiale et des agressions permanentes commises par le pays voisin, l’esprit de Heydar Aliyev demeure. L'Azerbaïdjan a été fondé sur les idées de Heydar Aliyev et sa politique est désormais poursuivie avec ténacité par son successeur Ilham Aliyev.