LA MAISON BLANCHE COMMENCE À FAIRE PRESSION SUR L’UKRAINE POUR L’OBLIGER À OUVRIR LES NÉGOCIATIONS AVEC LA RUSSIE

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13 Novembre 2022 19:35
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LA MAISON BLANCHE COMMENCE À FAIRE PRESSION SUR L’UKRAINE POUR L’OBLIGER À OUVRIR LES NÉGOCIATIONS AVEC LA RUSSIE

Après huit mois de combats intenses en Ukraine qui ont vu les Ukrainiens commencer à reprendre l'avantage sur les forces russes, les États-Unis semblent désormais faire pression pour que les deux parties en présence retrouvent le chemin des négociations.

Aux yeux des Américains, une issue diplomatique au conflit semble de plus en plus incertaine, voire quasi impossible. Mais, alors que le dialogue entre les deux pays est totalement rompu, les États-Unis œuvrent en coulisses. Selon le Washington Post, la Maison Blanche fait pression sur les dirigeants ukrainiens, pour les encourager à rester ouverts aux négociations avec la Russie.

Au cours de la semaine dernière, plusieurs « fuites » dans la presse américaine sont allées dans ce sens. Ainsi, on apprenait dans le Wall Street Journal que Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, s'était récemment entretenu, et à plusieurs reprises, avec deux hauts responsables russes qui ont « l'oreille du président » Poutine. Au sujet de ces discussions : la volonté américaine que la crise ukrainienne ne se transforme pas en conflit nucléaire généralisé.

Aux yeux de Washington il ne s’agit pas d’exiger de Poutine d’accepter une reprise du dialogue avec Zelensky, mais plutôt que ce dernier ne perde pas le soutien de ses alliés occidentaux dans un conflit qui bouleverse durablement l'économie mondiale au risque de se prolonger indéfiniment.

Si les États-Unis assurent soutenir l'Ukraine « aussi longtemps qu'il le faudra », ils craignent un détachement de certains pays, inquiets face à la promesse, fin septembre, de Zelensky de ne plus jamais parler avec Poutine. « La fatigue se fait sentir chez certains de nos partenaires », ont ainsi confié des responsables américains au Washington Post. Des pays européens, africains et sud-américains, touchés par la crise énergétique et alimentaire qui découle du conflit, commenceraient ainsi à perdre patience, détaille le quotidien.

Une situation de blocage d'autant plus difficile pour la Maison Blanche, à la veille du scrutin législatif de mi-mandat dont les résultats seront cruciaux pour la suite du mandat de Joe Biden, et qui poseront les fondations de la présidentielle de 2024. Au sein de l'électorat américain, les sondages montrent en effet une érosion du soutien des États-Unis à l'Ukraine chez les Républicains.