LA FRANCE PREND LA DÉFENSE D’ALISHER OUSMANOV

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15 Septembre 2026 16:07
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LA FRANCE PREND LA DÉFENSE D’ALISHER OUSMANOV

La France s’est jointe à la Slovaquie pour demander le retrait de l’homme d’affaires russe Alisher Usmanov de la liste des sanctions de l’Union européenne. La position de Paris a suscité une « énorme irritation » chez plusieurs pays de l’UE et pourrait compliquer les négociations sur la prolongation des sanctions contre la Russie, rapporte Euronews, citant quatre diplomates européens.

La Slovaquie réclame depuis plusieurs années le retrait d’Usmanov ainsi que celui d’un autre homme d’affaires russe, Mikhaïl Fridman, de la liste des sanctions. Bratislava est également favorable au maintien de la durée de six mois pour la prolongation des sanctions individuelles.

Usmanov est sous sanctions européennes depuis 2022. Ce milliardaire russe, né en Ouzbékistan, a fait fortune grâce à des investissements dans la métallurgie, l’industrie minière, les télécommunications et les technologies. L’UE considère qu’il est lié au Kremlin. Usmanov lui-même le nie.

Selon un diplomate européen, la position française a provoqué un vif mécontentement parmi les autres États membres de l’UE, notamment dans un contexte d’augmentation des menaces hybrides en Europe. L’interlocuteur d’Euronews estime que l’initiative de Paris pourrait être principalement motivée par des considérations économiques et souligne qu’elle ne suscite guère de compréhension auprès de plusieurs pays.

Le régime de sanctions de l’UE concerne plus de 3 000 personnes physiques et morales liées au complexe militaro-industriel russe et à leur contribution à l’opération militaire en Ukraine. Les sanctions individuelles arrivent à échéance le 15 septembre ; les pays de l’UE doivent donc parvenir à une décision unanime avant cette date.

Jusqu’à présent, les sanctions individuelles étaient prolongées tous les six mois. La possibilité de passer à une durée de 12 mois est actuellement à l’étude. Les sanctions sectorielles de l’UE ont déjà commencé, en juillet, à être prolongées pour une durée d’un an.

La prolongation du régime de sanctions nécessite une décision unanime de tous les États membres de l’UE, ce qui signifie que la Slovaquie est en mesure de la bloquer. Les revendications de Bratislava se trouvent désormais compliquées par la position de la France. Paris a proposé de retirer Usmanov de la liste à titre de compromis politique, en espérant qu’à la suite de cette décision, Bratislava renoncerait à sa demande de retirer les deux hommes d’affaires de la liste.