L’AZERBAÏDJAN N’A PAS FAIT PRESSION SUR LA FRANCE AU SUJET D’ALISHER OUSMANOV

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21 Septembre 2026 13:35
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L’AZERBAÏDJAN N’A PAS FAIT PRESSION SUR LA FRANCE AU SUJET D’ALISHER OUSMANOV

Un haut diplomate azerbaïdjanais a rejeté, dans un entretien accordé à Reuters, les affirmations selon lesquelles Bakou aurait exercé des pressions sur la France afin qu’elle fasse campagne pour obtenir le retrait du milliardaire russo-ouzbek Alisher Ousmanov de la liste des sanctions de l’Union européenne.

Rappelons que mercredi, l’agence Reuters, citant des sources diplomatiques, avait rapporté que la France appelait les pays de l’UE à lever les sanctions visant Ousmanov. Il était affirmé que la position de Paris était liée à l’Azerbaïdjan.

Le diplomate azerbaïdjanais a confirmé que Bakou avait ouvertement soutenu le retrait d’Ousmanov des listes de sanctions occidentales, tout en rejetant toute tentative d’influencer le processus de décision des pays occidentaux.

« Les affirmations concernant l’Azerbaïdjan apparues dans certains médias sont totalement infondées, et nous rejetons catégoriquement de telles accusations », a déclaré le diplomate, qui a souhaité conserver l’anonymat.

Selon lui, ces publications viseraient à justifier les actions de certains États poursuivant leurs propres intérêts au moyen de manipulations mensongères faisant intervenir l’Azerbaïdjan. Il a souligné qu’entre novembre 2023 et mars 2025, l’Azerbaïdjan, conjointement avec d’autres membres de l’Organisation des États turciques, avait envoyé à plusieurs reprises des lettres aux dirigeants américains et européens pour soutenir Ousmanov. Ces lettres soulignaient qu’Ousmanov était un philanthrope et une personnalité publique reconnue, qui avait contribué au renforcement des liens entre l’Occident, l’Asie centrale et le monde turcique.

Il convient de noter que les médias avaient précédemment rapporté, citant des diplomates européens, que Paris avait laissé entendre en privé que Bakou utilisait l’affaire Ousmanov comme levier de pression lors des discussions concernant deux ressortissants français détenus en Azerbaïdjan.