À PARIS, LE PAVILLON DE L’AZERBAÏDJAN OUVRE SES PORTES AU Xème "VILLAGE INTERNATIONAL DE LA GASTRONOMIE"

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10 Septembre 2026 16:41
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À PARIS, LE PAVILLON DE L’AZERBAÏDJAN OUVRE SES PORTES AU Xème "VILLAGE INTERNATIONAL DE LA GASTRONOMIE"

Le 10ème "Village international de la gastronomie" a ouvert ses portes place de la Concorde, à Paris. À cette occasion, le pavillon de l’Azerbaïdjan met à l’honneur la richesse de sa cuisine fine contemporaine, autant que ses traditions culinaires familiales et ancestrales qui constituent, comme ailleurs, une part du patrimoine culturel et immatériel du pays.

Le pavillon national, organisé conjointement par l’Ambassade d’Azerbaïdjan en France et l’Association des amis de l’Azerbaïdjan, en fournit quelques exemples bien choisis..

Décoré selon les traditions nationales, il propose plusieurs spécialités emblématiques de la cuisine azerbaïdjanaise, parmi lesquelles le plov, la dolma, le plov aux prunes, différentes variétés de conserves de terroir et de marinades, ainsi que des pâtisseries de fêtes de famille telles que la chekerbura, la baklava et la badambura. Les visiteurs peuvent également y découvrir différentes confitures et déguster le thé local, qui pousse dans le sud du pays dans une province du littoral de la Mer Caspienne.

Le patrimoine culinaire de Gabala, l’une des principales destinations du tourisme gastronomique en Azerbaïdjan, occupe également une place particulière au sein du pavillon et présente ses particularités régionales. L’Azerbaïdjan présente la singularité de disposer de multiples climats différents, qui vont de la haute montagne enneigée à la steppe sèche, des plaines centrales céréalières et fruitières au climat sub-tropical, réunis sur un territoire de taille modeste. En conséquence, l’agriculture est riche et variée et la créativité culinaire a pu s’épanouir en de multiples variations et facettes régionales. Une d’entre elles est présentée.

Gastronomie, traditions et culture

Au-delà de la cuisine, le pavillon présente également des costumes traditionnels, ainsi que des spectacles de musique et de danse. Des vins locaux et différents produits de facture locale sont également proposés.

Les pâtisseries préparées par la maison « Happy Day Cake », notamment la baklava et la chekerbura, régaleront les gourmands, qu’ils soient petits ou adultes.

Plus de 80 pays réunis à Paris, ville-monde encore une fois.

L’édition 2026 marque le 10e anniversaire du « Village international de la gastronomie ». Après avoir accueilli plus de 54 000 visiteurs et réuni 63 pays en 2025, l’événement accueille cette année plus de 80 pays venus populariser leurs savoir-faire et la créativité des mères de famille et des cuisiniers professionnels, les unes et les autres ayant depuis la nuit des temps contribué à former des identités familiales, régionales et nationales, constituant dans un humble anonymat et avec le temps qui passe, un fragment important de ce qui constitue une civilisation . Un bien grand mot, mais composé de gestes et de tours de mains mille fois répétés, améliorés, affinés, personnalisés...

La manifestation se déroule sous le patronage du célèbre chef français Alain Ducasse.

A ce grand homme, à ces grands maîtres de la cuisine et, tant pis pour la grandiloquence, à ces bienfaiteurs de l’humanité, la cuisine azerbaïdjanaise et la qualité des produits de son agriculture pourront peut-être surprendre leur vaste érudition. Il se trouve parfois, au hasard d’une promenade, des préparations faites de viande de chameaux. Le vrai chameau, le chameau de Bactriane à deux bosses et à poils longs tels qu’on les voit sur les vieilles photos de Bakou au XIXè siècle. Ce n’est plus très courant, mais en cherchant bien et avec un peu de chance...Un autre produit issu de l’élevage sont les produits laitiers fabriqués avec le lait des bufflonnes, les magnifiques buffles d’eau « djamish », absolument irrésistibles pour les amateurs de fromages. La France, un des pays du fromage, le chef Ducasse saura s’en inspirer comme les maisons azerbaïdjanaises ont su l’accommoder pour en nourrir leurs enfants et charmer les princes tout à la fois.

Il faut savoir conclure, en abandonnant l’espoir d’être complet sur un thème aussi vaste et foisonnant. Mais comment conclure sans évoquer la grande expertise de la cuisine azerbaïdjanaise en matière de préparation des poissons ? Nous citerons, à la hâte, le poisson d’eau douce du fleuve Kür ( Koura, dans les atlas francophones), grillé sur les côteaux, la « shamaïka ». Oublions un instant la chair des esturgeons, dont les cuisiniers d’Azerbaïdjan font des merveilles, pour évoquer un autre poisson de la Caspienne, le « kütüm ». Il s’en trouve dans des restaurants sur le rivage nord de la péninsule d’Abshéron, sur le littoral où ont peut se les faire servir dans des petits pavillons individuels, éparpillés dans les jardins des restaurants.

Le pavillon de l’Azerbaïdjan, place de la Concorde, n’est pas une encyclopédie, mais il écrit une préface du grand livre de la cuisine d’Azerbaïdjan. Et le chef Alain Ducasse, que cela soit au bord de la Seine ou au bord de la Caspienne, retrouvera peut-être le bonheur de redevenir un élève partant à la découverte de cette terre lointaine et savoureuse, à l’ombre du Grand Caucase et des rivages de cette étrange Mer Caspienne. Nous en faisons le pari...