Israël a déclaré vouloir détruire le groupe armé palestinien après avoir tué environ 1 200 personnes et en avoir capturé des centaines d'autres lors d'un assaut surprise le 7 octobre.
Plus de 13 000 habitants de Gaza, dont 70 % de femmes et d'enfants selon les Nations Unies, ont été tués lors de l'offensive aérienne et terrestre. Les hôpitaux, les écoles et les camps de réfugiés ont également fait l'objet d'attaques soutenues.
Selon un communiqué de l'Elysée, le président français a rappelé à M. Netanyahu "la nécessité absolue de distinguer les terroristes de la population et d’apporter une protection efficace aux civils" et "l'importance d'instaurer une trêve humanitaire immédiate devant mener à un cessez-le-feu".
Emmanuel Macron a également condamné les violences contre les civils palestiniens en Cisjordanie occupée, selon le communiqué. Plus de 200 Palestiniens y ont été tués depuis le début de la guerre d'Israël à Gaza.
"Le Président de la République a également fait part au Premier ministre israélien de sa grande préoccupation concernant la montée des violences contre les civils palestiniens en Cisjordanie et les a condamnées. Il a insisté sur la nécessité de tout faire pour prévenir l’extension de ces violences et maintenir le calme", ajoute le communiqué.
Plus tôt dans la journée de dimanche, la présidence française a annoncé une nouvelle aide humanitaire pour Gaza, où l'on craint de plus en plus la famine.
Emmanuel Macron a annoncé hier que la France enverrait un nouvel avion avec plus de 10 tonnes de fret médical en début de semaine et qu'elle contribuerait aux vols d'aide médicale de l'Union européenne les 23 et 30 novembre.
Paris prépare également un seconde bateau hospitalier, le porte-hélicoptères Dixmude, qui arrivera en Égypte dans les prochains jours.
Le porte-hélicoptères français Tonnerre, qui dispose d'une soixantaine de lits et de deux salles d'opération, a déjà été déployé dans la région.