Le Ministère des Affaires étrangères de la République d'Azerbaïdjan: la politique d'invasion de l'Arménie est toujours au cœur des tensions, de la confrontation et de l'hostilité dans la région

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2 Juillet 2020 09:33
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Le Ministère des Affaires étrangères de la République d'Azerbaïdjan: la politique d'invasion de l'Arménie est toujours au cœur des tensions, de la confrontation et de l'hostilité dans la région

Bakou / Lagazetteaz

« La politique d'invasion de l'Arménie est toujours au cœur des tensions, de la confrontation et de l'hostilité dans la région.»

C'est ce qui a déclaré Leyla Abdullayeva, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République d’Azerbaïdjan, tout en commentant les informations diffusées par le ministère arménien des Affaires étrangères, rapporte Lagazetteaz, citant le communiqué du ministère des Affaires étrangères de la République d'Azerbaïdjan.

Leyla Abdullayeva a fait remarquer que le ministère arménien des Affaires étrangères avait diffusé des informations officielles sur la réunion des ministres des Affaires étrangères azerbaïdjanais et arménien, tenue le 30 juin sous la forme d'une vidéoconférence avec la participation des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE et du représentant personnel de la Présidence en exercice de l’OSCE pour le conflit du Haut-Karabagh.

« Au cours de cette réunion, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov a abordé la question des activités illégales de l'Arménie et des changements d'infrastructure dans les territoires occupés de l'Azerbaïdjan. Le ministre azerbaïdjanais a également souligné que les actions provocatrices de l'Arménie servaient à exacerber la rhétorique. Les informations diffusées par le ministère arménien des Affaires étrangères liées à cette rencontre confirment une fois de plus la position totalement injustifiée que l'Arménie montre traditionnellement. Il est évident que les tensions dans la région, l'intensification de la rhétorique, la confrontation et l'hostilité ainsi que le maintien sous occupation militaire des territoires internationalement reconnus de l'Azerbaïdjan et le nettoyage ethnique de nombreux Azerbaïdjanais dans ces territoires sont au cœur de la politique d'invasion de l'Arménie. En ce qui concerne l'obligation de préparer la population à la paix, l'Arménie doit retirer ses troupes d'occupation du Haut-Karabagh et des régions environnantes de l'Azerbaïdjan et ne doit pas empêcher le retour des personnes déplacées internes de l'Azerbaïdjan sur leurs anciennes terres. Quant à l'expression « peuple du Karabagh » mentionnée par le ministère arménien des Affaires étrangères, il convient de noter que tout le monde, y compris l'Arménie elle-même, est bien conscient qu'une telle notion n'existe pas. Les Arméniens vivant au Karabagh sont l'une des deux communautés de cette région de l'Azerbaïdjan, tandis que les représentants de la communauté azerbaïdjanaise du Haut-Karabagh ont été expulsés de leurs foyers à la suite de l'agression arménienne et sont devenus des personnes déplacées intèrnes du pays. Les négociations sur le règlement de ce conflit visent à restaurer les droits et libertés fondamentaux violés de ces personnes déplacées intèrnes ainsi qu'à assurer le retrait des forces armées arméniennes des territoires azerbaïdjanais occupés par l'Arménie. Il n'y a pas d'autre moyen de garantir une paix, une stabilité et une sécurité durable dans la région », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République d’Azerbaïdjan.

Rappelons que ce conflit entre les deux pays du Caucase du Sud a commencé en 1988 en raison des revendications territoriales de l'Arménie contre l'Azerbaïdjan. Depuis, le Haut-Karabagh et les sept districts environnats, soit 20% du territoire azerbaïdjanais, sont occupés par les forces armées arméniennes.

En mai 1994, les parties ont convenu d'un cessez-le-feu et des négociations de paix restent toujours infructueux malgré les auspices du groupe de Minsk de l`OSCE coprésidés par la Russie, la France et les États-Unis.

Les quatre résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies sur la libération du Haut-Karabagh occupé et des territoires environnants ne sont toujours pas respectées par l'Arménie.