Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a exposé sa vision de la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan après la signature d’un accord de paix. Il préconise un échange de territoires afin de supprimer les enclaves et les exclaves, l’ouverture de toutes les voies de communication et l’abandon total des revendications réciproques.
Nikol Pachinian a souligné que le territoire de l’Arménie devait s’étendre sur 29 743 kilomètres carrés. Il a également indiqué que le processus de délimitation et de démarcation de la frontière devait être mené sur la base de la déclaration d’Alma-Ata.
Concernant la question des enclaves et des exclaves, le Premier ministre arménien a proposé de la résoudre par un échange de territoires.
« La question des enclaves et des exclaves doit être réglée selon le principe suivant : il ne doit y avoir d’enclaves ni d’exclaves d’aucun côté de la frontière. Autrement dit, l’Arménie et l’Azerbaïdjan doivent procéder à un échange de territoires portant sur des superficies exactement équivalentes », a déclaré Nikol Pachinian.
Il a également estimé que toutes les routes et voies de communication devaient être ouvertes. Selon lui, les liaisons de transport doivent permettre la circulation à travers les territoires des deux pays.
« Toutes les voies de communication doivent fonctionner et rester ouvertes, y compris pour permettre de se rendre d’une partie de l’Arménie à une autre en traversant le territoire de l’Azerbaïdjan, et de relier différentes parties de l’Azerbaïdjan en passant par le territoire arménien, conformément à cette logique », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre arménien a cité parmi les autres conditions essentielles d’une paix durable l’abandon total des revendications mutuelles.
« L’Arménie et l’Azerbaïdjan ne doivent présenter aucune revendication l’un envers l’autre et doivent se laisser en paix sur toutes les questions et dans tous les domaines. Aucune revendication, y compris celles relevant des questions du Karabagh, du Girdiman, du Chirvan, du Nakhitchevan ou de l’Azerbaïdjan occidental », a-t-il déclaré.
Nikol Pachinian a par ailleurs indiqué que ses échanges avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, au Turkménistan, lui avaient donné une première impression favorable quant à la possibilité de parvenir à la paix sur la base de ces conditions.
« Dans un avenir proche, nous nous consacrerons à concrétiser cette possibilité et à la mettre en œuvre », a conclu le chef du gouvernement arménien.